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"SOIF DE CHANTER" et de se retrouver: les chorales peuvent enfin reprendre en septembre

© Chorale les Rolandins
 
CORONAVIRUS
 

"Personne n'a chanté de mars à début juillet", déplore la secrétaire générale de la Fédération Chorale Wallonie-Bruxelles. Effectivement, si les plus petites chorales ont pu reprendre en juillet, la majorité des chœurs font leur rentrée en septembre. Avec ou sans masque ?

Avec la rentrée de septembre vient le retour de nombreuses activités sportives et culturelles. Cette année, celles-ci seront encadrées par des mesures visant à freiner la propagation du coronavirus en Belgique. Chacun devra donc exercer sa passion avec quelques contraintes. Via le bouton orange Alertez-nous, Martine nous a interpellé à propos de la reprise des chorales, s'inquiétant de la présence majoritaire de personnes retraitées et de la promiscuité entre les chanteurs.

"Il est vrai que les chorales rassemblent un public assez âgé, et donc plus à risque", renchérit Pascal Gilquin, président de la chorale des Rolandins de Mons. Mais il souligne l'importance sociale de cette activité: "Il y a eu un manque, les choristes ont soif de chanter. Il y a une réalité aussi, c’est que la chorale est la seule activité sociale pour certains, et la cruauté de ce virus est que le relationnel et l’affectif ont été très touchés", raconte-t-il.

Les milliers de chanteurs de chorale en Fédération Wallonie-Bruxelles peuvent donc enfin retrouver le plaisir d'être ensemble et de chanter mais sous conditions pour limiter les risques sanitaires:

- Maximum 50 personnes autorisées

- Port du masque lorsqu'on ne chante pas 

- Un chef de chorale présent

- Les choristes doivent être séparés d'une distance d'1m50

Chez les Rolandins, les répétitions ont déjà repris depuis deux semaines dans ces nouvelles conditions. Il a fallu prévoir un local plus grand pour mieux respecter les distances. "Nos choristes avaient hâte de reprendre. On a commencé à 20, et maintenant nous sommes 25, donc ça commence à prendre", raconte Pascal. Pour l'instant, certaines chorales de plus de 50 personnes ont dû se séparer en deux plus petits groupes. Les autres chorales, regroupant une petite dizaine de choristes, ont pu reprendre parfois depuis le mois de juillet.

Francis est le chef d'un groupe de gospel de huit personnes appelé Neema. Les concerts sont devenus rares, mariages et messes étant souvent annulé. "Il nous reste un mariage confirmé au mois d'octobre, en extérieur, donc nous espérons que ce ne soit pas annulé. Quant aux messes : sur 10, nous n'en avons chanté qu'une seule", raconte Francis. Et quand le concert peut avoir lieu, il doit se faire avec des restrictions qui le dénaturent, ce qui attriste Francis et sa troupe. "D'habitude, on chante, on applaudit, on danse, on invite souvent le public à venir chanter, ou danser avec nous", soupire Francis avec nostalgie.

Désormais, le public doit rester à sa place, ainsi que les chanteurs. Le port du masque est obligatoire pour les spectateurs. "L'ambiance n'est plus la même, et les choristes ne sont plus motivés", dépeint Francis. "On ne sait pas si les gens sont contents, s'ils aiment notre prestation. On ne voit plus les sourires sous les masques. Il n'y a plus de communion comme avant. Pour les messes, ça peut aller, mais lors des concerts, c'est bizarre."

 




 

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