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Un matin, France s'étonne de voir les lampadaires encore allumés: comment gère-t-on les heures de début et de fin de l'éclairage public?

Un matin, France s'étonne de voir les lampadaires encore allumés: comment gère-t-on les heures de début et de fin de l'éclairage public?
© RTL INFO

En passant à côté de lampadaires allumés alors qu'il fait clair, vous vous êtes peut-être déjà posé la question. Pourquoi ne sont-ils pas éteints? Comment est géré l'éclairage public sur nos nationales et nos autoroutes? France nous a posé la question. Nous avons interrogé les autorités.

Mais pourquoi les lampadaires sont toujours allumés le matin alors qu'il fait déjà clair? C'est la question que nous a transmise France il y a quelques jours via le bouton orange Alertez-nous. "Pourquoi, à l'heure où on est censé faire des économies d'énergie, l'éclairage public est-il allumé sur les routes si tard dans la matinée?", nous a-t-elle écrit. "Ce matin, à 7h45, la N25 était toujours illuminée près de Wavre", a-t-elle ajouté, joignant une photo à son message.


Même si le soleil n'est pas totalement levé, nous voyons sur l'image qu'il fait déjà suffisamment clair pour circuler sans réel besoin des lampadaires.

Mais alors, comment est géré l'allumage et l'extinction des lampadaires sur nos routes?

L'heure d'allumage et d'extinction change chaque jour

La route dont France nous a parlé est la N25. C'est donc une nationale gérée par le Service public de Wallonie (SPW). "La gestion est automatisée depuis le centre Perex à Namur", nous a indiqué Laurence Zanchetta, porte-parole du SPW Routes. "Pour les nationales et les autoroutes, l'heure d'allumage et d'extinction change chaque jour en fonction de l'évolution du lever et du coucher du soleil ", a-t-elle précisé.

Vérifications faites, il s'avère que le jour où France nous a écrit, le lever du soleil était prévu à 7h52. Notre témoin nous a écrit à 7h45. Cela pourrait donc expliquer pourquoi les lampes étaient toujours allumées malgré la clarté visible dans le ciel.

Par souci d'économie, le SPW nous a précisé que certains axes se retrouvent dans le noir en pleine nuit. "Entre 00h30 et 5h30, les lampes de certains tronçons sont éteintes. Les endroits sensibles, comme les échangeurs, les entrées et les sorties d'autoroute, etc. restent cependant éclairés pour une question de sécurité", a confié Laurence Zanchetta.


Mais pourquoi voit-on parfois les lampes allumées en plein milieu de la journée?

Malgré ce système automatisé, vous avez déjà probablement vu des lampes allumées en pleine journée. Mais pourquoi? "Il peut parfois y avoir de petits problèmes, ce n'est pas infaillible. Mais souvent l'explication est simple. Quand on doit faire l'entretien, il faut laisser allumés les lampadaires pour savoir où il y a des ampoules défectueuses", nous a expliqué Laurence Zanchetta.

Ensuite, il faut savoir que l'alimentation électrique des lampadaires fonctionne par circuit. On ne peut donc pas éteindre un luminaire à la fois. Cela se fait par groupe. Vous pouvez donc observer des lampes allumées à un endroit sans y voir de techniciens: ils sont peut-être plusieurs dizaines ou centaines de mètres plus loin en train d'intervenir sur d'autres lampadaires.


Un contrat d'entretien sur 20 ans et un tout nouveau "plan lumière"

Concernant la maintenance, Laurence Zanchetta nous a précisé qu'un partenariat public-privé allait bientôt être signé. "Un contrat de 20 ans avec un consortium d'opérateurs privés pour le remplacement et l'entretien des luminaires sur le réseau structurant (ndlr: les nationales et autoroutes principalement). Cela doit permettre de faciliter les interventions en n'ayant qu'un seul interlocuteur", a indiqué la porte-parole.

S'il y a des couacs, le SPW assure qu'il y aura des sanctions. "Le cahier des charges devra être respecté. Le SPW (pour les nationales) et la Sofico (pour les autoroutes) exercent un contrôle. Notre partenaire doit respecter les délais, et s'il y a un problème, des pénalités sont prévues", a affirmé Laurence Zanchetta.

De son côté, la Sofico (Société de Financement Complémentaire des infrastructures) qui gère les autoroutes wallonnes, confirme ce partenariat. "Il coûtera 30 millions d’euros par an pendant 20 ans à la Région. Dans quelques jours, nous allons présenter notre nouveau plan lumière", nous a confié Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico.

En résumé, ce plan prévoie de remplacer l'éclairage du réseau structurant avec des lampes LED et un éclairage modulable en fonction des circonstances.


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