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Sylvie déplore le retard de paiement de son indemnité d’incapacité de travail: "C’est pas possible quoi!"

Sylvie déplore le retard de paiement de son indemnité d’incapacité de travail:
 
 

La jeune femme d'Auderghem a dû attendre une dizaine de jours le versement de son indemnité, sans être tenu informée par sa mutuelle.

Sylvie (prénom d’emprunt car elle souhaite garder l’anonymat) déplore des retards de paiements de la part de sa mutuelle, la Mutualité chrétienne. Pour le mois d’août, elle n’avait rien reçu jusqu’à mi-septembre. "Aucun mail d'excuse, ni aucune information de leur part", déplore-t-elle via le bouton orange Alertez-nous. Une situation qui s’est débloquée lorsque nous avons contacté sa mutuelle. "Comme par hasard", ironise-t-elle.

Elle travaille à mi-temps suite à un cancer

Un cancer lui a été diagnostiqué en 2020. Au moins de novembre, elle a été hospitalisée à l'Institut Jules Bordet, à Anderlecht. Radiothérapie, chimiothérapie… un traitement éprouvant à la suite duquel elle est restée un mois chez elle pour se reposer. Puis Sylvie a recommencé à travailler à mi-temps, début 2021. Depuis lors, Caroline touche un salaire de 500 euros par mois, à quoi s’ajoute environ 1000 euros de la mutuelle. Des revenus tout juste suffisants pour cette mère célibataire d’un enfant de 7 ans.

Sylvie dit avoir toujours reçu les indemnités de la mutuelle avec un peu de retard. "Jusque-là, je n’ai jamais rien dit", raconte-t-elle. Mais pour le mois d’août, la jeune femme s’est inquiétée d’un retard plus important qu’à l’accoutumée. "Maintenant, je suis guérie mais je suis encore sous la mutuelle parce que à cause du traitement, je suis fatiguée. Si en plus de ça on doit encore se tracasser pour notre paiement…", soupire-t-elle.

Son indemnité finalement perçue avec 13 jours de retard

Sylvie ne peut pas vivre avec ses seuls 500 euros de salaire pour son travail à mi-temps : "Je paye 745 euros de loyer ici. J’ai des factures, je dois nourrir mon fils, les frais de la rentrée… C’est pas possible quoi !" Financièrement, la mère de famille "navigue à vue". Et bien son principal reproche à la Mutualité chrétienne : "Il n’y a pas de date, on ne sait rien", déplore-t-elle.

Appliquant le conseil d’une interlocutrice de la Mutualité Chrétienne, Sylvie a porté plainte sur le site de la mutuelle. Elle a appelé tous les jours, puis a fini par presser le bouton orange Alertez-nous. Coïncidence ou pas, une indemnité de 1060 euros lui a été versée le jour même où nous avons contacté la mutuelle.

La Mutualité chrétienne affirme que ce problème ne concerne que des cas particuliers

"La charge de travail est actuellement importante, les volumes n’ont par exemple pas diminué durant les grandes vacances comme c’est le cas habituellement", concède Elodie Debrumetz, porte-parole de la Mutualité chrétienne. Néanmoins, cette dernière affirme qu’il n’y a pas de problème généralisé dans le paiement des indemnités : "Il peut certes y avoir des problèmes ponctuels dans le dossier de l’un ou l’autre membre mais qui se situent plutôt dans la gestion du dossier en amont du paiement des indemnités (par exemple : le plus courant étant la communication d’informations erronées ou insuffisantes de la part de l’employeur). Le dossier est alors renvoyé chez l’employeur pour correction ou complément avant de nous revenir". Et la porte-parole d’ajouter : "Ces procédures, identiques chez tous les OA (organismes assureurs), impactent et allongent les délais de gestion du dossier".


 




 

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