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NOS VIES, 1 AN > Olivier supporte mal le télétravail: "J'ai besoin des autres"

 
NOS VIES UN AN
 

NOS VIE, 1 AN. Le coronavirus a affecté tous les aspects de nos vies. Découvrez notre série de portraits diffusés à partir de ce dimanche et pendant toute la semaine dans les rendez-vous RTL INFO sur RTLinfo.be, Bel RTL et RTL TVI.

Depuis un an nos vies se trouvent fortement bouleversées par le coronavirus. Une grande partie des Belges ont découvert une pratique désormais bien courante; le télétravail. Une expérience professionnelle bien particulière qui n'est pas sans conséquences sur la vie quotidienne. Olivier est développeur informatique dans le secteur de l’énergie. Il affirme s'être rendu moins de 10 fois au bureau en 1 an. Il témoigne du bouleversement que cela représente.

Dans la réalisation de son travail les conséquences ne sont pas majeures selon lui. Elles le sont en revanche d'un point de vue relationnel : "Je suis toujours efficace, j'arrive toujours à communiquer autant qu'avant avec mes collègues, sauf que je suis chez moi et j'ai personne à côté de moi".

Olivier peine à comprendre que cela devienne la norme et se dit "sidéré" de voir des offres d'emploi "100 % télétravail". "Chacun chez soi et finalement qu'est-ce qui nous relie ? Des tâches à faire. Je ne comprends pas", se désole-t-il. Ce Bruxellois aime avoir des moments de partages dans sa journée. "J'ai besoin des autres. Je puise mon énergie dans les autres. Moi, 100 % à la maison, ce n'est pas possible".

La sédentarité provoquée par le télétravail est aussi pesante pour lui. "Il faut essayer de trouver des trucs pour bouger un peu. Généralement je vais parler à des collègues mais là, je n'ai pas trop de collègues à la maison. Avant je faisais 20 minutes de vélo pour aller au travail tous les jours. Ça me faisait mon break. Là, c'est plus difficile donc il faut que j'essaie de trouver des trucs. Je fais du vélo sur home trainer le midi pendant une heure".

Le contact à l'intérieur même du domicile a également changé pour ce père de famille : "C'est très difficile de marquer la cassure entre la journée de travail et le temps pour la famille, pour les enfants. Souvent je me rends compte que j'ai un peu continué à travailler et que je les ai complètement laissés sur le côté". Olivier regrette la répercussion sur la relation avec ses enfants. "J'essaie de faire un effort pour que ça change mais ce n'est pas facile".

Malgré tout, Olivier en est convaincu : l'expérience Covid aura marqué un tournant dans la façon de travailler. "Je suis sûr et certain qu'on ne reviendra pas à la situation d'avant. Ce ne sera plus du 100 % à la maison mais pas non plus 100 % au boulot", soutient-il.

 




 

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