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Michel, sa femme et ses deux enfants bloqués à l'aéroport de New York depuis 4 jours, sans aucune aide: "On n'en peut plus !"

 

Ce qui devait être d’incroyables vacances d’hiver aux Etats-Unis a tourné au cauchemar pour quelques Belges. Les impressionnantes chutes de neige ont paralysé le trafic aérien, laissant des milliers de vacanciers livrés à eux-mêmes. Michel (nom d'emprunt) a contacté la rédaction de RTL info pour nous raconter le calvaire qu'il vit, avec sa famille...

Michel nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous. Il nous raconte comment son périple américain est devenu une véritable "catastrophe". Avec sa femme et ses deux enfants, il avait tout prévu. Originaire de Liège, la famille avait choisi New York pour passer le premier jour de l’année. Arrivés le samedi 31, ils étaient censés passer 5 jours sur place avant de regagner la Belgique et reprendre le travail. 

"Nous avons acheté un voyage organisé via Connections. Tout s’est très bien passé. L’hôtel était génial", déclare le père de famille.

Mais la vague de froid extrême a perturbé les plans de la famille. Alors qu'elle pensait rentrer tranquillement après quelques jours de vacances, rien ne s'est passé comme prévu. "Avec la neige qu’il y a eu, il a fallu déjà 2h30 pour arriver à l’aéroport (l'aéroport JFK à New York, ndlr). Et une fois arrivés à l’aéroport, on a mis 3h38 pour avoir une carte d’embarquement", témoigne Michel.


"Les assurances ne fonctionnent pas"

Convaincus que le pire est derrière eux, ils s’apprêtent à embarquer. Mais quelques heures avant le départ prévu à 20h30, le vol est annulé. La météo ne permet pas le départ de vols longs courriers. "Depuis, c’est une catastrophe. Delta Airlines ne sait rien nous dire, ne disait pas s’occuper de nous. Les assurances ne fonctionnent pas parce que sous prétexte que ce n’est pas de la faute de l’opérateur ni du voyagiste, ni de Delta Airlines. C’est la faute de l’aéroport !", accuse Michel.

A minuit, la famille est sommée de quitter la zone sous douane pour récupérer ses bagages. Et depuis, "plus rien". "Personne ne nous aide, personne ne nous dit rien (…) On ne peut pas rentrer à l’hôtel car on avait prévu un budget pour les vacances. L’hôtel a doublé voire triplé de prix", s'exclame-t-il. Selon le Liégeois, il faut compter 200 dollars pour une nuit à hôtel.

"Dire que l'assurance n'intervient pas, c'est faux !"

De son côté, l'agence de voyage Connections dément formellement. "Dire que l'assurance n'intervient pas, c'est faux. L'assurance intervient à hauteur de 600 euros par personne pour les frais d'hébergement, et à 500 euros pour les frais de déplacement", précise un porte-parole. 

La direction de l'agence assure d'ailleurs que les clients peuvent bénéficier de tarifs préférentiels pour être hébergé. "On a un partenariat avec un hôtel à Manhattan. Il garantit à nos clients une chambre à 109 dollars la nuit", précise-t-elle. Afin d'épauler ses clients dans cette mésaventure, l'agence indique être en contact avec eux. "Une bannière a été mise sur notre site internet pour les inviter à nous contacter", nous précise-t-on.

Chaque jour, des dizaines de vols sont annulés 

Depuis cette première annulation, 4 autres vols ont été proposés à la famille liégeoise. Or, tous ont été annulés en raison des conditions climatiques. "On a dû acheter de nouveaux billets chez XL Airways, une compagnie française, mais qui elle-même a annulé son vol parce que l’aéroport JFK a décidé de ne pas faire les partir. Certes ils nous ont remboursés mais ça fait depuis jeudi soir qu’on est à l’aéroport et livrés à nous-mêmes", déplore Michel.

Pour tous ces vacanciers bloqués, impossible de savoir quand ils pourront enfin regagner leurs foyers. Au moins deux vols à destination de New York, ont dû faire demi-tour en raison de la capacité limitée de JFK de les accueillir, selon Flightradar, un société chargée de recueillir les informations des vols en temps réel.

Selon Connections, des Belges ont pu embarquer dimanche et ont atterri ce lundi. "Les derniers passagers devraient embarquer aujourd'hui et atterrir demain", précise l'agence.


"On n'en peut plus !"

Pour Michel, les "vacances" s’éternisent. À son grand regret. Celui qui aurait du reprendre le travail dès la semaine passée déplore cette situation. "Comme personne ne parle de JFK New York, nos patrons respectifs à tous ne nous croient pas", assure-t-il. "On n’en peut plus. Que ce soit financièrement, psychologiquement et même humainement", continue Michel.

D’autres Belges sont dans cette même situation. Frédéric nous a, lui aussi, contactés via le bouton orange Alertez-nous pour témoigner de son désarroi. "Je puis vous assurer qu'aucune personne de Delta Airlines ne nous aide. Nous sommes laissés à l'abandon, des autres compagnies ont affrété des vols supplémentaires mais pas la nôtre", assure-t-il. "On nous dit d'aller à l'aéroport (où il y a foule), à l'aéroport on nous remballe. Tout est à notre charge", note-t-il.


-15°C à l'aéroport JFK de New York 

Des températures glaciales continuent de causer des pannes d'équipements et de ralentir les opérations, a indiqué dans un communiqué l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey, qui gère JFK.

Le terminal 4 a même été partiellement inondé dimanche à la suite d'une rupture de canalisation, a indiqué l'aéroport. Les images de télévision ont montré les flots d'eau se déverser depuis le plafond dans une zone de réception des bagages alors que des centaines de valises étaient mises à l'abri.

Samedi, par exemple, aucun vol international n'avait atterri au terminal 1, qui accueille notamment les vols d'Air France, Japan Airlines, Korean Air et Lufthansa. Au total, ce sont 94 vols qui ont été annulés, et 17 qui ont été déroutés rien que samedi.

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