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Des travaux pour condamner une bande de la N90 à Sambreville: "Pourquoi ne pas réparer la route?"

Des travaux pour condamner une bande de la N90 à Sambreville:
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Une opération de marquage est en cours pour limiter la Nationale 90 à une bande à hauteur de Sambreville. Des automobilistes se demandent pourquoi des travaux de peinture sont effectués, au lieu de directement réparer la route fortement dégradée. Les choses ne sont pas aussi simples. Nous vous expliquons pourquoi.

Via la bouton Alertez-nous, plusieurs citoyens s'interrogent sur des travaux réalisés sur un tronçon de la Nationale 90 à hauteur de Sambreville. Un marquage est réalisé à la peinture blanche pour empêcher l'utilisation de la bande de droite. Jean se demande pourquoi "utiliser notre argent pour condamner la bande de droite à l'aide de dizaines de litres de peinture routière, au lieu de réparer la route fortement dégradée". "Encore, une histoire belge ?", s'exclame-t-il. Même genre de préoccupation pour Jonathan : "Il semble plus facile de condamner la première bande de circulation, que de la réparer", écrit-il. Nous avons donc posé ces questions à la société qui gère les routes wallonnes.

La Nationale 90 reliant Mons à Liège en Wallonie est gérée par la Sofico, la société wallonne de financement complémentaire des infrastructures. Une partie de la bande de droite de cette route a bien été fermée au début du mois de février. Héloïse Winandy, la porte-parole de la Sofico, explique "que dans une premier temps, cela concernait uniquement le sens de circulation en direction de Namur, un tronçon de 2,5 km entre Tamines et la rue François Sarteel".

Des raisons budgétaires

La route, dégradée à cet endroit, faisait l'objet d'entretiens à répétions et pour des raisons de sécurité, il a été décidé de placer des panneaux lumineux pour empêcher l'accès à la bande de droite et concentrer les opérations d'entretien sur la voie restante. Une seule bande reste donc ouverte.

Dans le but de maîtriser les coûts, la signalisation lumineuse est remplacée en ce moment par un marquage blanc au sol à la peinture. Ce marquage peut donner, comme l'ont fait remarquer nos témoins, un aspect plus définitif à l'interdiction d'emprunter la bande de droite mais il coûte surtout moins cher dans la durée : 23.000 euros (une fois) contre 6.000 euros par mois pour les panneaux lumineux, selon les chiffres communiqués par le Service public de Wallonie.


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Une seule bande sur trois km

Un chantier de réhabilitation en profondeur de cette portion de route est envisagé, mais il y aura au moins plusieurs mois avant le début effectif des travaux. Héloïse Winandy détaille quelques étapes à suivre : "Il faut définir le périmètre du chantier, faire un cahier de charges, un appel d'offres, déterminer le budget qu'il faudra ensuite débloquer". Compte tenu des ces éléments, le marquage coûtera moins cher à la collectivité.

Fallait-il condamner une bande avant le début des travaux ? C'est ce que qu'estime la Sofico pour qui, c'était la meilleure décision à prendre pour des raisons de sécurité (vu l'état de dégradation de la voirie) et pour des raisons budgétaires.

L'opération de marquage est en cours et elle englobe un tronçon plus important que la portion d'origine, à savoir la bande de droite de la nationale 90 dans les deux sens, entre Moignelée et la rue François Sarteel, soit trois km. Il n'y a donc plus qu'une seule bande de circulation accessible à cet endroit, des ralentissements ne sont pas exclus aux heures de pointe.


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