En ce moment
 
 

Examens annulés à cause de la menace terroriste: il s'agit d'une FAUSSE information

Examens annulés à cause de la menace terroriste: il s'agit d'une FAUSSE information
Capture d'écran du site Nordpresse
Bruxelles

Une mauvaise blague qui vous a peut-être donné un peu d'espoir: plusieurs d'entre vous nous ont demandé s'il était vrai que les examens de l'année étaient annulés à cause de la menace terroriste, après avoir vu un (faux) article passer...

"Est-ce vrai les infos à propos de l'annulation des examens ?", nous demande Victoire. "Nordpresse annonce l'annulation de tous les examens de l'année 2015-2016. Vrai ou faux article?", écrit Ghizlaine via la page Alertez-nous. Plusieurs étudiants nous ont contactés après avoir vu passer cet article intitulé "Annulation de tous les examens de l’année 2015-2016 à cause de la menace terroriste".

"Nous, étudiants, aimerions savoir si cela est vrai": non. Les examens de l’année 2015-2016 ne seront pas annulés à cause de la menace. Cet article a été rédigé par un site d’information satirique, Nordpresse, qui publie des articles fictifs en reprenant les codes d’un site d’actualité bien réel, en l’occurrence ici Sudpresse. Le site Nordpresse tente de surfer sur la vague de ce que fait le site français Le Gorafi (anagramme du Figaro) depuis 2012, qui doit son succès à ses titres absurdes qui font écho à l’actualité avec humour. Lui-même s'est inspiré du modèle de l'américain The Onion.

La notoriété du Gorafi (plus de 860.000 abonnés sur Facebook) ne lui permet d’ailleurs plus vraiment de semer le doute: les internautes consultent et partagent ses articles parce qu’ils les trouvent drôles, pas parce qu’ils croient qu’ils reflètent la réalité.

De son côté ces derniers jours, le belge Nordpresse a publié plusieurs articles liés à la menace terroriste, comme celui intitulé "Une opération en cours à Chimay, Gesves, Walcourt, Le Roeux, Saint-Hubert, Aywaille,…".

Si la majorité de ces titres apparaissent d’emblée comme des blagues, d’autres ont peut-être pu semer la confusion dans ce contexte particulier où les autorités ont demandé expressément de ne pas diffuser de rumeurs et de s'en tenir aux informations officielles.

 

Vos commentaires