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L'angoisse de Serge et Myriam, touchés par la faillite de Vérandas Confort: "On a versé 16.500€ à l'entreprise"

L'angoisse de Serge et Myriam, touchés par la faillite de Vérandas Confort:

Le constructeur Vérandas Confort a fait faillite et de nombreux clients craignent d'être lésés. Nos reporters ont rencontré Serge et Myriam, un couple habitant près de Herve ayant engagé des frais pour installer une pergola. Ces clients attendent de savoir si ce projet verra le jour ou s'ils reverront leur argent.

Ce lundi, nous vous annoncions la faillite de l'entreprise Vérandas Confort, à travers le témoignage de Linda et Fabien. Ce couple de Manage craignait de perdre l'accompte de 31.000€ qu'il a versé pour une véranda qui ne verra peut-être jamais le jour. D'autres clients ayant engagés des frais craignent d'y perdre des plumes. Nos reporters ont ainsi rencontré Serge et Myriam, qui avaient commandé la construction d'une pergola. Ils avaient pour cela versé un acompte. "Plus ou moins 16.500 euros qu'on a versé comme acompte il y a plus d'un an", confie Myriam, après nous avoir joints via le bouton orange Alertez-nous. 

Ce couple a contacté l'entreprise qui a mis la clé sous le paillasson. Vérandas Confort dit ne pas pouvoir communiquer sur les dossiers car tout doit passer par le curateur. Mais la faillite de l'entreprise, une des plus importantes de notre pays dans ce secteur, n'en est qu'au début de la procédure de curatelle. "On espère récupérer quelque chose, mais ça m'étonnerait fort. L'avenir nous l'apprendra maintenant", désespère Serge.

La curatelle suit son court

Le curateur espère pour l'instant retrouver un repreneur pour l'entreprise. Si ce n'est pas possible, il devra revendre les biens de la société pour ensuite établir un ordre de priorité pour les paiements et la fin des travaux. L'argent va alors être redistribué aux créanciers, selon un ordre prévu par la loi. Les créanciers privilégiés spéciaux (banques, fond de capital à risque, vendeurs, fournisseurs) viennent en premier lieu. Suivent les indemnisations des travailleurs puis les créanciers privilégiés généraux institutionnels : l'État belge, l'administration fiscale, l'ONSS. Viennent enfin les créanciers dit "chirographaires", qui n'ont pas de privilège. Ils ne récupèrent de l'argent que s'il reste quelque chose…

Pour espérer se voir rembourser d'une partie de l'acompte, le client qui n'a pas été livré doit introduire une déclaration de créance au tribunal ou au curateur. Mais c'est la crainte de Fabian et Linda : qu'il ne reste rien du tout pour les clients comme eux. Si c'est le cas, ils recevront alors une attestation fiscale d'irrécouvrabilité par le curateur.

Sur Facebook, une mobilisation importante des clients se met en place. Un groupe a même été créé et il compte déjà une centaine de membres.

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