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Nouveau concept en Belgique: "Seriez-vous prête à vendre votre robe de mariée ou à en acheter une d’occasion ? "

Beaucoup de femmes n’hésitent pas à dépenser une fortune pour s’offrir une robe de mariée pour le jour tant attendu. Pourtant certaines alternatives, encore méconnues du grand public, existent pour limiter le budget consacré à la tenue de la reine du jour. Voguant sur cette tendance, une boutique un peu particulière vient d’ouvrir ses portes à Uccle où deux cousines, Bénédicte et Véronique, ont décidé de lancer un nouveau concept : la vente et la customisation de robes de mariées neuves ou d’occasion.

Seriez-vous prête à vendre votre robe de mariée ou à en acheter une d’occasion ? Telles sont  les questions que ces deux trentenaires se sont posées au lendemain de leur propre mariage.  Vendre sa robe de mariée, c’est ce que voulait faire en tous les cas Bénédicte qui déplorait que sa robe flanquée d’une traine d’une longueur de 2,70 m ne soit un peu trop encombrante dans sa garde-robe. 
Jeune styliste qui monte
Cette robe était une création sur-mesure dessinée et créée par sa cousine, la styliste Véronique Billiet. Diplômée de la Haute Ecole Francisco Ferrer et lauréate du prix des créateurs de Marie-Claire en 2007, Véronique Billiet se fraye depuis quelques années une belle place dans le monde de la mode. Après avoir collaboré avec  plusieurs enseignes belges de renom telles que Pierre Gauthier, Taiza, Linea Raffaeli, la jeune Brabançonne a décidé de lancer sa propre affaire aux côtés de sa cousine . "Le mariage,  c’est un moment particulier dans une vie", détaille la styliste dans son atelier. " La particularité de notre concept est que nous proposons des robes d’occasions et de dépôts d’usine et nous offrons la customisation. Parce que souvent, un détail manque où est de trop dans une robe ", complète Véronique. "Etant moi-même styliste, je prends soin de modifier et personnaliser  la robe si besoin est pour révéler la mariée sous son meilleur jour", explique-t-elle.
Le nombre de mariages en nette augmentation
En constante baisse depuis 2009 et (ce en partie à cause de la crise financière), le nombre de mariage en Belgique a connu une hausse de 3% en 2012. Ces chiffres publiés début janvier par le SPF Economie  annonçaient que 42.198 mariages avaient été célébrés en 2012 contre 41 001 en 2011.  En France, le budget moyen d'un mariage, est selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des Etudes économiques)  de 11800 € avec une fourchette comprise de 9000 à 12000 €. A noter que les dépenses réelles sont en moyenne de 15% supérieures au budget prévisionnel, peut-on lire sur le site de l’INSEE. En Belgique, de tels chiffres n’existent pas.
Un budget moyen de 600 euros pour une robe
Et Véronique Billiet de commenter  cette information : "Je ne suis pas étonnée.  Dans un tel budget, celui consacré à la robe de mariée peut faire mal….très mal. Si l’interdiction d’essayer des robes hors de prix est de vigueur pour beaucoup de futures mariées, chez nous on leur propose des robes de marques à un prix abordable " surenchérit la designer.   "Le budget vacille autour de 600 euros et les robes proposées sont toujours dans un état impeccable" , détaille-t-elle. Avec un stock composé des grandes marques du mariage comme Cymbeline, Linéa Raffaelli, Marylise, Pronuptia, Pronovias,  Jenny Packham (la fameuse marque arborée par la duchesse Catherine de Cambridge), Véronique et Bénédicte sont en constante recherches pour étoffer leur stock. "Je navigue tous les deux jours sur Ebay, et sur des sites de deuxième main mais beaucoup de clientes viennent elles-mêmes nous trouver" dévoile la conceptrice.
Qui vend sa robe de mariée ?
Si porter une robe d’occasion peut en faire douter plus d’une, Véronique balaye d’un coup les préjugés à ce sujet. "Sur l’entièreté du stock que nous proposons, une seule robe a été revendue pas une dame divorcée. La principale raison qui pousse des femmes à revendre leur robe, c’est le manque de place." Si l’envie vous vient de vous séparer de votre robe de princesse, sachez qu’elle sera mise en vente un an. Son prix de vente correspondra à 60% du prix initial.  De plus les robes proposées n’ont pas plus de 3 ans. "Une dame âgée d’une septantaine d’années est venue nous proposer de racheter sa robe, mais elle ne correspondait pas du tout à nos attentes. Si elle est vintage et intemporelle, nous l’accepterons exceptionnellement, mais nous refusons tout ce qui est trop démodé."
Véritable businesswoman, à côté de ses activités au sein de cette nouvelle boutique, Véronique Billiet  continue de dessiner des robes de mariée et de cocktail sur mesures.
Jennifer Lecluse

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