Sara pousse un coup de gueule contre "les petits merdeux" du Réveillon à Molenbeek (vidéo)

Sara pousse un coup de gueule contre

Fière de sa commune et de tous les projets positifs menés au quotidien par ses habitants, une Molenbeekoise active sur les réseaux sociaux partage une vidéo dans laquelle elle met les auteurs des violences du réveillon du nouvel an devant leurs responsabilités. "A quel moment as-tu pris du plaisir?, questionne Sara, faisant preuve d'esprit critique. Quand tu as pété l'abribus où ta mère attend le bus? Quand t'as pété la pharmacie où ton père va chercher les médicaments de ta grand-mère?"

Sara et Zaki sont deux Molenbeekois actifs sur les réseaux sociaux. Sara, qui travaille notamment dans la mode, tient une page Youtube intitulée "Molem Sisters". Zaki anime pour sa part une émission sur la station AraBel.fm. Tous deux collaborent aussi avec MolenGeek, l'association qui forme notamment des jeunes au métier de développeur informatique. Mariés, dans l'attente d'un heureux événement qui arrondit le ventre de la jeune femme, Sara et Zaki distillent à travers leurs scènes vidéo (publiées sur la page Facebook Zaki & Sara Lou), pleines de bonne humeur, des valeurs de tolérance et de respect. Ils oeuvrent à leur manière, en toute légèreté, à donner une image jeune et positive de leur commune et ses habitants.


Travail bénévole pour l'extrême droite

Alors, quand Sara a vu le retour d'images de violence liées à sa commune à l'occasion de la nuit du Réveillon, ça l'a "saoulé" et, dans "un coup de gueule qui vient du coeur", elle a adressé un message aux "petits merdeux" responsables du gâchis.

Ironique, elle commence par applaudir "une bande de petits merdeux qui a travaillé bénévolement pour l'extrême droite." Elle développe: "Même avec une campagne à un million d'euros, il n'aurait pas atteint ton niveau. Tu as donné des messages bien croustillants pour certains médias. Toi, tu leur as offert un sujet sur un plateau d'or", félicite, sarcastique, Sara. Et la future maman souligne qu'il y a "des gens qui travaillent depuis 20 ou 30 ans à Molenbeek, qui font en sorte que ça se passe bien, que les gens s'entendent bien, que tes grands-parents apprennent à lire et écrire, que tu puisses bénéficier de formation, que tu puisses avoir tes chances. Et toi t'as pris une heure de ton temps où t'avais rien à faire pour gâcher toutes ces années de travail."


Un tout petit point noir au pouvoir dévastateur en termes d'image

La jeune vidéaste rappelle que, souvent, quelques images de destruction suffisent à occulter aux yeux de l'extérieur les efforts patiemment accomplis pendant des années à l'ombre médiatique: "Les gens qui viennent à "Molem" disent "Oh mais en fait, ils sont gentils". Ils ne comprennent pas que toi, tu es un tout petit point noir dans un océan de points blancs. C'est que dalle à Molenbeek. C'est tellement infime que moi, je m'en fous. Mais je sais que les médias et ceux qui nous regardent de l'extérieur et ne nous connaissent pas, ils ne s'en foutent pas, ils savent pas, et ça choque ces images", déplore-t-elle.

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