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Thomas réveillé en pleine nuit à cause d’un chantier à Bruxelles: "Peut-on charger des gravats dans un camion pendant la nuit?"

tunnels, Léopold II

Récemment, Thomas a été réveillé en pleine nuit à Bruxelles par du bruit de l'extérieur. Il provenait du chantier du tunnel Léopold II. Il se demande si un entrepreneur est autorisé à travailler à ces heures-là. Voici la réponse.

C’était dans la nuit du 20 au 21 juin dernier. Thomas, riverain de la Basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg, est réveillé entre 22h et 2h du matin par du bruit venant de l’extérieur. En pleine nuit, d’où pouvaient provenir ces nuisances sonores? Ce Bruxellois a observé qu'une pelleteuse ramassait des gravats et les chargeait dans un camion non loin de chez lui. Interloqué, Thomas a pris son téléphone et filmer la scène tout en se posant cette question : "Peut-on charger des gravats dans un camion entre 22h et 2h du matin en région bruxelloise ?"

Pour connaître la réponse, il a contacté la commune de Koekelberg. Cette dernière l’a renvoyé à celle de Ganshoren qui à son tour lui a conseillé d’appeler la région bruxelloise. Mais au bout du compte, Thomas ignorait toujours si le chantier disposait d’une autorisation. Perplexe, il a donc appuyé sur le bouton orange Alertez-nous pour nous relayer son interrogation. "Tristement, il est difficile de savoir si l’entrepreneur dispose d’une autorisation ou pas", regrettait-il.

Exceptionnellement, le chantier peut entraîner des répercussions sur l’entrée et la sortie du tunnel mais cela s’est produit rarement

Nous avons appelé nous-même la commune de Koekelberg pour connaître la réglementation des chantiers en pleine nuit. La commune nous a informés que lorsqu’un chantier se trouve à cheval sur deux communes, la responsabilité revient à la région bruxelloise. C’est ce que nous avons fait en contactant le service mobilité de la région. Camille Thiry, la porte-parole de Bruxelles Mobilité, indique que le chantier auquel Thomas fait référence est celui du tunnel Léopold II. Celui-ci dispose d’une autorisation délivrée par la commission des chantiers de la région qui, malheureusement pour Thomas, tolère, dans certains cas, des charrois pendant la nuit. "Exceptionnellement, le chantier peut entraîner des répercussions sur l’entrée et la sortie du tunnel mais cela s’est produit rarement", modère-t-elle.

Des toutes-boites sont aussi régulièrement envoyés aux riverains pour les informer de ces éventuels bruits. Par ailleurs, pendant l’été, en période de vacances scolaires, le tunnel est fermé jour et nuit pour accélérer les travaux. Les riverains de ce chantier sont donc susceptibles d’être aussi perturbés en journée. La fin des travaux est seulement prévue pour juin 2021.


Que faire en cas de nuisances sonores trop importantes ?

Alors que faire en tant que riverain si le bruit des chantiers n’est vraiment plus supportable ? Camille Thiry est formelle: "En cas de trouble de nuisance sonore, contacter l’ombudsman du chantier". Si le nombre de plaintes est élevé, il se chargera d’être le médiateur entre l’entrepreneur et les riverains. "L’ombudsman demandera à l’entrepreneur de réduire au maximum les nuisances et le rappellera à l’ordre si nécessaire", ajoute la porte-parole de Bruxelles Mobilité. Pour l’instant, les plaintes restent relativement limitées. Seulement une dizaine liée aux travaux du tunnel Léopold II ont été dénombrées sur l’année écoulée. 

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