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La chronique engagée de Youness Mernissi sur les attentats de Bruxelles: "Ca doit être sympa d'être un homme blanc qui ne représente que lui-même et pas toute sa communauté" (vidéo)

La chronique engagée de Youness Mernissi sur les attentats de Bruxelles:

Le journaliste Youness Mernissi a livré un texte très intense suite aux attentats perpétrés à Bruxelles lors d'une de ses chroniques sur AraBel FM. Le champion de Belgique de Slam et présentateur météo sur Télé Bruxelles s'est exprimé sur le drame qui a frappé le pays.

"Ma ville a mis son manteau de tristesse. Quand il pleut des débris, des bras, des barbes, des balles, l'amour c'est le seul antistress. On a trouvé des croix, des kippas et des foulards en cendres. Des braves, des lâches et des coupables ensembles. Je veux juste faire mon deuil...comme tout le monde. Mais on ne m'en laisse pas l'occasion. Ça doit être vraiment sympa d'être un homme blanc qui ne représente que lui-même et pas toute sa communauté. Je ne sais pas ce que ça fait, mais ça doit être sympa... de ne pas devoir se justifier pour un fou qui n’est pas toi. Ce n’est pas que je ne veux pas c’est juste qu’en ce moment, je suis à terre et j’ai deux fois plus mal que toi. On ne peut plus bouger... on est acculé, roué de coups et coincé dans les cordes. On est des chiots et on doit s’excuser pour tous les chiens qui mordent", lance le journaliste avant d'ajouter: "Ils croient que le titre de musulman leur donne tous les droits. Qu’ils valent plus qu’un non-croyant... en toutes circonstances. Que le fait de se prosterner fait d’eux les meilleurs gens"

"Ils oublient qu’ils ne savent rien. Qu’ils ignorent tout de ce qui les attend. Qu’ils ont pris la vie et déchiré des familles. Ils oublient qu’ils ont jugé à la place de leur Dieu. Ils oublient qu’ils ont décidé de donner la mort à la place de leur Seigneur, qu’il s’agit de l’un des pires pêchés. Ils le savent? Ils l’ignorent? Ils ont oublié ou font semblant? J’ai de la colère dans la bouche, moi. Avant qu’elle ne me ronge, que mes rêves deviennent des cauchemars, je la crache ou je la couche, là. Mes lèvres sont des mouchards. Elles dévoilent ma tête et mon cœur. Quand ton Bic ne fait que pleurer, il ne te reste plus qu’à écrire sur des mouchoirs", conclu l'artiste.

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