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Une "capsule de suicide" imprimée en 3D pour mettre fin à ses jours sans assistance médicale

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Image source: YouTube@NewsRme
 
 

Un médecin australien a mis au point une dispositif pour faciliter l’aide au suicide. Il espère le commercialiser l’année prochaine en Suisse.

Une capsule qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Sauf que celle-ci ne vous permet pas de contrôler des clones, ne vous plonge pas dans un sommeil artificiel, mais vous appelle tout simplement au repos éternel. Elle est née de l’imagination du médecin australien Philip Nitschke, 74 ans, à la tête du groupe pro-euthanasie mondial Exit International. Baptisée "Sarco", cette capsule au look futuriste, vous fait passer l’arme à gauche à quelques trente secondes.

Philip Nitschke, "Doctor Death" comme on le surnomme parfois, a expliqué le fonctionnement de "Sarco" à Suissinfo : "La personne monte dans la capsule et s'allonge. On lui pose un certain nombre de questions et, lorsqu'elle a répondu, elle peut appuyer sur le bouton situé à l'intérieur de la capsule pour activer le mécanisme à son rythme. La capsule est posée sur un équipement qui va inonder l'intérieur d'azote, réduisant rapidement le niveau d'oxygène de 21% à 1%. La personne se sentira un peu désorientée et pourra se sentir légèrement euphorique avant de perdre conscience. Le tout dure environ 30 secondes. La mort survient par hypoxie et hypocapnie, c'est-à-dire par privation d'oxygène et de dioxyde de carbone, respectivement. Il n'y a pas de panique ni de sensation d'étouffement".

Philip Nitschke espère commercialiser ces capsules imprimées en 3D en Suisse. Dans ce pays, les suicides assistés sont généralement réalisés par les deux grandes organisations de cette branche, Exit et Dignitas. "Nous suivons avec intérêt les intentions de monsieur Nitschke", déclare Jürg Wiler, vice-président d’Exit Suisse, dans les colonnes du quotidien luxembourgeois L’essentiel. Actuellement, la méthode est la suivante : après avoir avalé un médicament, la personne s’endort, tombe dans le coma et meurt. Elle reste privilégiée. Et Jürg Wiler de souligner : "En Suisse, l’aide au suicide encadrée par des personnes formées et le médicament Natrium Pentobarbital ont fait leurs preuves au cours des trois dernières décennies."

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