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Cauet lance un nouveau spectacle: "J'ai envie de me moquer du politiquement correct"

Cauet lance un nouveau spectacle:

"100% libre", à travers le nom de son nouveau spectacle, Cauet veut mettre en avant la perte progressive de liberté dans le domaine de l'humour. En effet, le présentateur radio confronte son public à la transformation de l'humour au fil des années. Il s'affirme en temps qu'humoriste libre tout au long du spectacle en mettant parfois le politiquement correct de côté. En plus de cela, Cauet parle de certaines expériences de sa vie privée qui parlent à tout le monde. Il a répondu aux questions d'Olivier Schoonejans.

Vous parlez de quoi dans ce spectacle ?

J'avais envie d'aborder la liberté dans le domaine de l'humour. On vit dans une époque un peu compliquée : d'un côté, on peut dire ce que l'on veut et d'un autre, il faut faire attention à ce que l'on dit. J'avais envie de faire un spectacle dans lequel je me moquais de tous ces mots qu'on n'a plus le droit de dire ou que l'on remplace pour faire bien.

Je m'amuse même au début à parler de vieilles émissions qui peuvent paraître irréelles aujourd'hui. Par exemple, vous vous souvenez de la playmate de Collaro qui apparaissait juste avant le journal de 20 h ? Il y avait aussi Benny Hill qui courraient après des jeunes femmes en porte-jartelles... Tout ça, c'était il n'y a pas si longtemps que ça, tout le monde regardait en famille, mais aujourd'hui ça paraîtrait hallucinant de faire ça.

Je voulais parler aussi de ce qui me touche moi et les gens dans la salle. Je parle de ma vie privée, de mes enfants et d'autres choses...

Vous abordez des thématiques comme le terrorisme, la malbouffe, la maladie... Comment vous faites pour aborder ces sujets un peu "touchy" ?

Je pars toujours d'un truc qui m'est arrivé. Par exemple pour la maladie, je parle d'une aventure qui m'est arrivé à moi à l'hôpital. Tout est vrai. Je pars d'une vraie situation et j'en fais un sketch. Je déforme un peu la réalité, mais elle est quand même bien présente. Il y a toujours des gens dans la salle qui se demandent si c'est vrai. Mais tout ce qui est dedans est vrai.

Est-ce qu'il y a une petite voix qui vous rappelle de ne pas déraper pendant votre spectacle ?

Il y a même des petites voix sur scène qui me disent : "Est-ce que tu vas oser ?" Et généralement, je la fais, parce que je suis un gamin et parce que les gens avec moi dans la salle savent que je suis quelqu'un de bienveillant et ils savent que je fais un spectacle dans lequel je me moque de tout, mais dans lequel je me mets également des limites.


Vous êtes présentateur radio depuis 30 ans. Comment vous faites pour encore faire marrer des ados de 15 ans ?

Je n'ai pas d'explication moi-même, je suis étonné de faire rire la maman qui a les enfants à l'arrière dans la voiture, le gars qui sort du bureau qui a 45 ans et les étudiants qui sortent de cours... Je crois que le secret ce n'est peut-être pas de s'adresser à quelqu'un en particulier, mais d'essayer juste d'être drôle comme ça, chacun vient chercher ce qu'il a envie de trouver dans l'émission.

Vous êtes un peu le Michel Drucker de la radio ?

Je vous dirai ça dans 30 ans. (rire)

Cauet sera au cirque royal de Bruxelles le 27 février et au Trocadéro de Liège le 13 mars.

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