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Christophe Dechavanne reprend les Orages de la Vie ce mardi soir: "On va voir qui je suis"

Christophe Dechavanne reprend les Orages de la Vie ce mardi soir: "On va voir qui je suis"
© RTL Belgium/Olivier Pirard
 
Christophe Dechavanne
 

Les Orages de la vie sont de retour sur RTL TVI et RTL Play ce mardi soir à 20h30. C’est désormais Christophe Dechavanne qui rend visite à des personnalités ou à des quidams que l’existence n’a pas toujours épargnés. Comme par le passé, l’émission nous invite à passer en revue des parcours de vie avec leurs joies, leurs peines, leurs émotions diverses.

Les invités se confient au gré des témoignages que leur présente Christophe sur sa tablette, mais aussi des surprises qui leur sont réservées. On rit souvent, on s’émeut parfois, mais surtout, on s’enrichit de l’expérience des autres. L'animateur français s'est confié sur ce nouveau projet.

Pourquoi avoir accepté la proposition de RTL TVI d’animer "Les Orages de la vie" ?

Tout d’abord, parce que RTL TVI m’a proposé de faire mon métier, ce qui est très agréable. Ensuite, parce que cette émission représente une sorte de challenge : je vais à la rencontre de gens qui ont vécu des drames tout en gardant, autant que faire se peut, mon ton, ma nature, mon humour. J’ai toujours aimé rencontrer les "autres". Ils m’intéressent.


 © RTL Belgium/Olivier Pirard

Cette nouvelle version des "Orages de la vie" sera-t-elle différente de celle menée par Stéphane Pauwels ?

Je n’ai pas regardé les saisons précédentes afin de ne pas être influencé. Je ne peux donc pas vous répondre précisément. Maintenant, de ce que j’ai entendu, c’est en effet un peu différent car la nature des hommes, en l’occurrence celle de Stéphane et la mienne, ne sont pas les mêmes. Des gens très proches ont vu l’émission et m’ont conseillé d’y aller. Des gens en qui j’ai
confiance.

Plus précisément, qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?

Partager des moments avec des gens nouveaux et permettre à ceux-ci de se confier, parfois, pour la première fois. A leurs côtés, j’espère être un pote, un grand frère, un ami.

Pour les premiers tournages, j’ai rencontré le Chef Mallory Gabsi qui a perdu très jeune l’usage d’un œil. Je me suis également rendu à Strépy-Bracquegnies suite au drame survenu le 20 mars dernier lors du carnaval et rencontré des victimes, j’ai aussi passé du temps avec un enfant atteint d’une maladie très rare. On les appelle les enfants de la lune car ils ne peuvent pas voir le soleil.

Sans trop en révéler, pouvez-vous nous dire quelques mots sur le tournage qui a eu lieu à Strépy-Bracquegnies ?

Même si j’avais entendu parler de cet accident, ce n’est pas la même chose de se retrouver à l’endroit précis où 6 personnes ont perdu la vie. J’étais au bord de cette route face à des jeunes qui ont perdu leur maman, face à un homme qui n’épousera jamais la femme qu’il aime... C’est dur et en même temps, ces gens sont d’une force extraordinaire. Même si elle prendra du temps, leur reconstruction psychologique a déjà commencé, car l’homme est ainsi fait.

Comment abordez-vous ces rencontres ?

Avec empathie et sans préjugé. J’y vais aussi avec curiosité, car il est intéressant de comprendre la façon dont les gens réagissent face à une situation compliquée, très compliquée, même. L’intérêt, c’est d’être à l’écoute de mes interlocuteurs. La sincérité et l’authenticité vont primer dans ce programme.

Est-ce la chaîne et la production de l’émission qui choisissent les invités ou est-ce vous qui suggérez certains noms ?

Il s’agit d’un travail commun. RTL TVI et Switch On Prod me demandent gentiment mon avis sur certains invités à qui on laisse le choix de participer ou non au programme. Tout se déroule de façon très amicale avec Philippe Henry, le boss de Switch On Prod, avec qui je m’entends bien ainsi que toutes les équipes, dont le réalisateur David Haremza, qui ne chôme pas. J’aime aussi le fait que chaque épisode prenne le temps avec chacun des invités : une émission nécessite 4 jours de tournage.

Comment préparez-vous ces rencontres ?

Avec les journalistes de l’émission, nous déterminons, avant le tournage, le début, le milieu et la fin de l’entretien. Entre ces moments, je suis libre de poser toute question qui me semble utile ou de réagir comme je le sens. Avec les invités anonymes, je fais tout pour les mettre à l’aise pour qu’ils oublient les techniciens et les caméras face à eux lors des tournages. "Les
Orages de la vie" est la première émission de ma carrière où je ne regarde jamais cette caméra.

Que vous évoque la Belgique ?

Beaucoup de souvenirs, notamment dans le sport automobile où j’ai été 2 fois champion de Belgique en Supertourisme Procar avec mon Audi préférée (Rires) en 1996 et 1997.

Parfois, les journaux parlaient de moi comme "le pilote français" et non pas "l’animateur" ! C’était un vrai honneur ! Dans ces années-là, je passais un week-end sur deux ici et si je me suis exilé chez vous à un moment pour courir, c'est parce que j’étais un poil plus tranquille. Les Belges, absolument charmants, ne me prenaient pas comme une vedette et respectaient le moment où je travaillais sur ma course avec la télémétrie et après, nous passions du temps ensemble.

En Belgique, les gens s’arrêtent à un carrefour lorsque celui-ci est encombré, ils vous remercient d’un geste de la main lorsque vous les faites passer avant vous sur une route et c’est cette sympathie ambiante dans votre pays qui en fait un endroit agréable et que j’apprécie particulièrement.

Pourriez-vous aujourd’hui habiter en Belgique ?

Si je devais m’exiler dans un pays d’Europe, ça pourrait être celui-là. Je n’ai jamais senti autre chose que de l’empathie lorsque j’ai rencontré des Belges, qui que ce soit, où que ce soit.

Comment pourriez-vous pitcher votre implication dans les futurs "Orages de la vie" ?

Les gens vont peut-être découvrir qui est vraiment Christophe. Je suis très naturel dans cette émission, sans aucune posture ni filtre. Je pense qu’on va voir qui je suis: un bon gars qui s’intéresse aux autres, qui ne fait pas semblant, qui peut être un copain. J’ai même donné mon numéro de portable à des anonymes qui étaient perdus dans leur vie, et pour cause. Je leur ai dit :"Écoute, si je peux t’aider, n’hésite pas".


Rendez-vous le mardi 27 septembre à 20h30 sur RTL TVI et RTLPlay.


 

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