En ce moment
 

En pleine promotion de son film, Emilia Clarke se confie: "J’ai failli mourir mais je ne l’ai pas dit, j’avais trop peur de me faire virer"

En pleine promotion de son film, Emilia Clarke se confie:
© ISOPIX

Emilia Clarke s'est confié sur le nouveau rôle qu'elle interprète dans le film "Last Christmas".

Révélé dans le rôle de la mère des dragons dans "Games of Thrones", Emilia Clarke sera à l’affiche d’un nouveau film "Last Christmas". Dans ce film, elle interprète le rôle de Kate, une jeune femme  qui tente de cacher ses sentiments depuis qu’elle a frôlé la mort suite à un problème de santé. Kate est perdue dans sa vie, une situation qu'Emilia comprend bien. C'est que nos confrères 7 sur 7 révèle. "Je connais ce sentiment. Quand j’ai quitté l’école d’art dramatique où j’ai étudié, j’ai cru que ça serait facile, que j’aurais du boulot dans mon domaine même si ce n’était pas le job de ma vie. Mais à la place, j’étais soit sans emploi, soit je faisais des jobs alimentaires en espérant un job d’actrice. C’était effrayant et perturbant. Tu veux embrasser ton destin mais tu ne peux pas parce que ça ne dépend pas de toi".

C’est Game of Thrones qui lui permet d’accéder à la notoriété. La série étant finie, l’actrice aspire à de nouveaux projets. "Je ne veux pas dire que je cherchais à faire quelque chose de complètement différent parce que ça pourrait vouloir dire que je n’ai pas passé un bon moment sur cette série, ce qui est totalement faux. Mais j’ai envie de m’élever en tant qu’actrice. C’est moins pour les gens qui voient mon travail, c’est plus pour moi que je le fais. Sinon tu t’ennuies à toujours faire la même chose. Et tu ennuies les gens qui, quand ils te voient, se disent: Ah oui, même personnage, encore une fois…", affirme-t-elle.

Autre ressemblance avec son personnage: ses problèmes de santé. Alors que le personnage de Kate a été opéré du cœur, Emilia a été opérée, dans la réalité, deux fois du cerveau. De fait, à 24 ans et en plein tournage de la première saison de Game of Thrones, la jeune femme a fait un anévrisme. Frôlant la mort, elle s’en rappelle avec beaucoup d’émotions. "C’était le choc. C’est quelque chose que j’ai en commun avec Kate. Le concept de mortalité, c’est un concept trop grand pour que vous puissiez le comprendre quand vous êtes si jeune. La vie et la mort, le truc sur lequel on peut tous philosopher jusqu’au jour de notre mort… C’était bien trop grand pour l’accepter. Je comprends ce qu’elle ressent. Les gens s’attendent à ce que vous soyez juste heureuse d’avoir échappé à la mort mais c’est plus compliqué que ça. Quand vous avez traversé ça, vous vous sentez perdue, seule, confuse, effrayée. Vous vous sentez terrifiée", raconte-t-elle.

Une maladie cachée pendant longtemps

Une maladie qu’elle souhaitait ne pas révéler à HBO, la chaîne de télévision américaine qui diffusait Games of Thrones. "Je me suis battue de façon inconsidérée pour Game of Thrones. Je rêvais d’être actrice depuis mes 3 ans, je l’étais enfin et je risquais de tout perdre. C’était hors de question! J’étais convaincue que j’allais m’en sortir. Il ne pouvait pas en être autrement Je travaillais sur la série et je n’arrivais pas à croire en ma chance. Quand je suis tombée malade, je me disait: Sérieusement? Je suis malade maintenant? Je ne l’ai pas dit à HBO".

La jeune actrice affirme en effet qu’elle craignait d’être virée avant l’heure. "Je n’ai rien dit à personne à l’époque mais j’ai passé quatre à cinq semaines à l’hôpital. J’ai profité d’un break et puis je suis retournée bosser. J’étais trop jeune pour accepter ce qui pouvait se passer. J’étais jeune et, je sais que je le suis encore, mais à l’époque, les choses étaient différentes. Les premiers rôles féminins comme le mien n’étaient pas si communs. J’étais convaincue que s’ils apprenaient que j’étais malade, ils me vireraient parce qu’en tant que jeune femme dans l’industrie, c’est ce qu’on m’avait dit. Donc j’ai voulu régler mon problème par moi-même", explique-t-elle.

Elle a fini par le raconter à un journaliste qui a rédigé un article sur sa tumeur au cerveau pour le New Yorker. Au travers de sa déclaration, elle espère être porteuse d’espoir pour tous les jeunes qui traversent la même épreuve. "En parlant de ce que j’ai traversé, je voulais que les gens, et les jeunes en particulier, à qui ça arrive puissent se dire qu’on peut se remettre totalement d’une hémorragie cérébrale. J’en suis la preuve", conclut-elle.

Vos commentaires