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L'un des auteurs les plus lus en France en direct dans le RTL INFO 13H: Bernard Minier nous parle de son roman à succès "La Vallée"

 
 

"La Vallée": c'est l'une des premières grandes nouveautés littéraires publiées depuis la fin du confinement. Le dernier thriller de l'auteur Bernard Minier s'est déjà installé en tête des ventes. L'auteur était en direct dans le RTL INFO 13H depuis Paris. Il a répondu aux questions d'Alix Battard.

L'histoire se passe dans une vallée dans les Pyrénées, qui est en fait coupée du monde. C'est une sorte de huis clos, un confinement. Pourtant, ça a bien été écrit avant tout ce qui nous arrive ?

"Oui, j'ai terminé l'écriture cet hiver. C'est assez surprenant parce que ça parle d'une population enfermée par un éboulement dans une vallée coupée du monde, et les enfants restent à la maison, les parents sont au chômage technique... Je crois que j'emploie ces mots-là, qui sont devenus des mots hélas familiers en France et j'imagine en Belgique également. Oui, c'est assez étrange".

Pour ceux qui vous ont déjà lu, on retrouve dans ce livre plusieurs de vos personnages fétiches, dont l'enquêteur Martin Servaz. Pouvez-vous nous parler de ce personnage ?

"Il faut préciser pour les nouveaux lecteurs, parce que certains sans doute n'auront pas lu les livres précédents, qu'il n'y a absolument pas besoin de les lire, je donne les clés pour lire, et c'est une histoire nouvelle qui est racontée là. Il y a effectivement Martin Servaz, qui est un flic toulousain, un enquêteur de la brigade criminelle, un type un peu Old School qui a beaucoup de mal avec le XXIème siècle, Olivier Bureau du Parisien a eu une formule que je trouve très juste, il a dit, "Servaz, un anti-héros technophobe, toujours sur le fil du rasoir". Et c'est ça, Martin Servaz, c'est quelqu'un de profondément humain et je crois que c'est ce qui fait que les lecteurs sont tellement attachés à ce personnage, ont une telle tendresse pour lui. Quand les salons et les festivals ont lieu, ce qui n'est pas le cas en ce moment hélas, ils m'en parlent tout le temps, de ce personnage". 

On retrouve aussi les ingrédients du succès de vos précédents romans avec un un suspens haletant. C'est votre huitième roman. Vous avez bientôt soixante ans. Avant d'être écrivain, j'ai vu que vous avez fait une carrière dans l'administration des douanes. En fait, vous êtes venu à l'écriture assez tard dans votre carrière, et aujourd'hui vous êtes un des auteurs les plus lus en France. Comment vous le vivez ?

"Très bien. Au fond, ça a été un changement assez radical, puisque depuis que j'ai publié mon premier roman à 50 ans, je pourrais participer à ce genre d'émission, "La vie commence à cinquante ans", vous voyez. Je pourrais parler de ma propre expérience en la matière mais je m'y suis habitué, évidemment, après huit, neuf ans à faire ce métier à plein temps. Je vis au jour le jour, je ne me pose pas de question, j'écris les livres que j'ai envie d'écrire, comme je le dis souvent, je cuisine des plats que j'ai envie de manger, et j'ai les lecteurs qui apparemment ont envie de les manger aussi, et ça c'est tant mieux. Je ne me pose pas plus de questions que ça".

Cette histoire-ci se passe dans les Pyrénées, c'est là que vous avez d'ailleurs grandi. Est-ce que vous y retournez souvent, et est-ce que par exemple c'est là que vous passerez votre été si vous pouvez bouger en France ?

"Non, je n'ai pas l'intention de prendre de vacances, j'en prends très peu hélas. Mais j'invite évidemment tout le monde à profiter de ses vacances, les Belges en Belgique, les Français en France, de profiter du patrimoine national. Je connais bien la Belgique aussi, j'y viens régulièrement, et on a un fort beau patrimoine à disposition pour passer des vacances. Moi je n'ai pas l'intention d'en prendre".

Pour quelle raison ? Trop de travail ? Vous êtes déjà sur l'écriture d'un nouveau bouquin ?

"Quand on est passionné par ce qu'on fait, on a tout le temps envie d'avancer. Je suis déjà sur un nouveau livre, et je vais déjà, lorsqu'on sera déconfinés, beaucoup voyager, parce que je suis beaucoup traduit à l'étranger et je voyage beaucoup avec les traductions. Et ça, c'est une espèce de respiration, c'est quelque chose que j'aime beaucoup faire. Mais je dois avouer qu'il y a une chose que j'ai sacrifiée ces derniers temps, c'est la vie personnelle et les vacances, mais ça reviendra".


 

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