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La journaliste Christine Kelly menacée de mort, 70 associations interpellent Emmanuel Macron

La journaliste Christine Kelly menacée de mort, 70 associations interpellent Emmanuel Macron

L'arrivée d'Éric Zemmour dans l’émission quotidienne Face à l’info, diffusée sur CNews a créé une vive polémique au mois d'octobre. Certaines de ses interventions dans l’émission présentée par l’ancienne membre du CSA Christine Kelly ont provoqué un tollé. Notamment celle du 23 octobre, dans laquelle il avait assimilé l'islam et l'islamisme, avant d'évoquer la colonisation de l'Algérie en se disant, en tant que Français, "du côté" du général Bugeaud qui, lorsqu'il "arrive en Algérie, (...) commence à massacrer les musulmans et même certains juifs".

Christine Kelly, aux commandes de l'émission, a révélé recevoir des menaces de mort. "Qui a déjà survécu à des mois ou des semaines de menaces de mort en travaillant ? Merci pour vos témoignages. Ça peut aider", écrivait, la semaine dernière, la journaliste sur Twitter. Une publication qui a fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes : "Chère Christine, avez-vous déposé plainte ? C’est inadmissible cette situation et pas tenable psychologiquement, pour personne."

La présentatrice de Face à l'info peut compter sur le soutien de 70 associations qui ont décidé d'interpeller le président français, Emmanuel Macron. "Patrick Karam [vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, Ndlr] et 70 associations ont souhaité attirer votre attention sur la situation inacceptable et particulièrement préoccupante que vit aujourd'hui Madame Christine Kelly. Cette journaliste exemplaire, ancienne membre du CSA, est aujourd'hui la victime d'un harcèlement systématique et de menaces de mort parce qu'elle anime l'émission Face à l'info sur CNews", peut-on lire dans une lettre ouverte.

"Au-delà de la violence qu’elle subit quotidiennement, que ce soit par courrier ou sur les réseaux sociaux, cette campagne de harcèlement est également un terrible coup porté à la liberté d’expression et à la liberté de la presse. Ces faits particulièrement graves interviennent alors que notre pays est actuellement en plein débat sur les violences faites aux femmes", poursuit Patrick Karam, qui appelle le président français à "prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faire cesser ces menaces et en retrouver les auteurs".

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