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Lacoste rompt son contrat avec Roméo Elvis: "Nous condamnons toute forme de violence"

Lacoste rompt son contrat avec Roméo Elvis:
©Belga
 
Roméo Elvis
 

La marque de vêtements Lacoste a indiqué vendredi soir à l'AFP avoir mis fin à sa collaboration avec les rappeurs Roméo Elvis et Moha La Squale, tous deux accusés d'agressions sexuelles par des jeunes femmes sur les réseaux sociaux.

La marque Lacoste a décidé de ne plus s'associer aux rappeurs Roméo Elvis et Moha La Squale, explique-t-elle dans un communiqué transmis à l'AFP: "La marque voudrait clarifier que lorsque nous associons notre image à un ambassadeur, il est clair que l'idée derrière est de nous ouvrir de nouveaux horizons les uns les autres. Ce n'est pas ce qui se passe actuellement en France avec certains d'entre eux et nous le regrettons profondément". Cela fait suite aux accusations d'agressions sexuelles dont sont accusés les deux rappeurs.

Lacoste précise avoir "arrêté de collaborer avec Moha La Squale depuis plusieurs mois car son comportement ne correspondait plus aux valeurs de la marque". En ce qui concerne Roméo Elvis, "nous ne prolongerons pas son contrat", a indiqué un porte-parole, sans plus de détails.

"Nous condamnons totalement toute forme de violence, de harcèlement et d'agression", ajoute le communiqué. "Nous continuerons de nous associer avec des ambassadeurs venus d'horizons différents mais nous condamnerons toujours toute attitude contraire à nos valeurs de respect et de tolérance", précise-t-il.

Lacoste s'était associé en 2018 avec Moha La Squale pour la personnalisation de plusieurs tenues, tandis que le rappeur belge Roméo Elvis avait annoncé en 2019 une collaboration avec la célèbre marque au petit crocodile vert. Moha La Squale est visé par une enquête depuis début septembre, pour "agressions sexuelles", "violences volontaires" et "menaces de mort" après les accusations de trois femmes, qui ont porté plainte. Une quatrième plainte a été déposée le 11 septembre.

Roméo Elvis, 27 ans, s'est excusé début septembre sur les réseaux sociaux pour avoir "utilisé (ses) mains de manière inappropriée sur quelqu'un", croyant répondre "à une invitation qui n'en était pas une". "Ce qui est trop souvent vu comme un acte banal est une erreur à ne pas faire", ajoutait le rappeur avant de conclure: "je ne suis pas fier de cette situation et espère servir d'exemple à ne pas suivre".

 




 

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