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Lucie Lucas (Clem) raconte le viol qu'elle a subi: "Je ne criais pas pour épargner ma mère qui attendait dans sa voiture"

Lucie Lucas (Clem) raconte le viol qu'elle a subi:
© Isopix

L'actrice Lucie Lucas a publié un texte bouleversant sur Instagram le 23 novembre. La comédienne connue pour son rôle de "Clem", qui a participé à la Marche organisée par le collectif "Nous Toutes" en France, a décidé de raconter ce qu'elle a subi il y a plusieurs années. 

"J’aimais secrètement ce garçon de 2 ans de plus que moi, tous les étés pendant les vacances, mais je n’ai pas aimé qu’il s'en aperçoive et me viole dans sa cave quand je pleurais toutes les larmes de mon corps en disant non mais que je ne criais pas ni me débattais pour épargner ma mère qui attendait dans sa voiture à quelques mètres de là que je finisse 'mes adieux romantiques", a publié Lucie Lucas.

"De tout mon cœur avec les femmes et les hommes qui marchent dans la rue aujourd'hui contre les violences faites aux femmes. Ce que je partage avec vous dans ce post est une partie de mon intimité, un extrait de ce que je suis. Merci à toutes les femmes qui ne se taisent plus. Je me rends compte aujourd'hui combien c'est terrifiant de parler même sans donner de noms, de dates ou de lieux", a débuté l'actrice. 

"Je n'ai pas le courage de certaines, mais je voudrais leur faire part de toute mon admiration et reconnaissance face à leur force immense et bienfaitrice. Je ne souhaite pas de tribunal populaire, en ce qui me concerne, je ne souhaite pas de tribunal du tout. Adèle a raison, il n'y a pas de monstres. Mais il y a une société qui doit se réveiller, avec tous ses individus, et tendre vers le respect et l'épanouissement de chacun dans l'équité et la justice", a poursuivi la mère de famille. 

"Nous sommes des mères, des sœurs, des amoureuses, des inconnues. Nous sommes la moitié de l'humanité. Nous demandons le respect, la tranquillité, la vie. Nous voulons vivre dans un monde où nous aimons et respectons les hommes et jamais ne les craignons. Nous n'acceptons plus la hiérarchisation des sexes et la violence des gestes ou des mots. La Paix", a conclu la femme de 33 ans. 

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