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Violée à l'âge de 13 ans, Flavie Flamant veut avoir le droit de "pleurer toute une vie"

© Image Isopix
 
 

En 2016, Flavie Flament publiait un livre autobiographique intitulé "La consolation". Dans celui-ci, l'animatrice révélait avoir été violée il y a près de 30 ans, par un photographe connu, trop tard pour mener une action en justice. Après la parution de son livre, d'autres femmes avaient témoigné dans la presse, sous pseudonyme, et ont affirmé avoir subi le même sort pendant leur adolescence.

4 ans plus tard, Flavie Flament publie son 4e livre. Elle y raconte l'histoire d’amour entre un homme et une femme alors qu’ils ne peuvent plus se voir ni s’approcher. Emma, son personnage principal, a également été violée à l'âge de 13 ans. Dans une interview donnée à Femme actuelle, elle se confie et se dit toujours "hantée" par la douleur. "Voilà quatre ans que je fais un constat douloureux, d’ailleurs partagé par d’autres victimes: si #Metoo a libéré la parole, les victimes sont condamnées à la solitude, à une nouvelle prison du silence après s’être confiées. Il y a une injustice à ne plus pouvoir parler une fois les choses dites. Ma douleur revient régulièrement, elle nous hante, alors laissez-nous le droit d’en pleurer toute une vie", témoigne-t-elle. 

Vers un allongement des délais de prescription? 

Le photographe que Flavie Flament accuse de viol s'appelait David Hamilton. Le Britannique avait été retrouvé mort quelques semaines après les révélations de Flavie Flament. Il s'était donné la mort dans son domicile parisien. 

David Hamilton était mondialement connu pour ses photos de jeunes filles, souvent dénudées, baignées d'un flou artistique très caractéristique. "Je n'ai rien fait", avait affirmé le photographe, tout en confirmant avoir pris en photo l'animatrice "il y a 29 ou 30 ans". "Je lui ai fait passer un essai et la photo que j'ai faite a été publiée", avait-il ajouté.

Cette affaire avait relancé le débat sur le rallongement des délais de prescription en matière de viol sur mineur. En France, depuis 2004, les victimes d'agression sexuelle sur mineur peuvent porter plainte jusqu'à leurs 38 ans. Mais de nombreuses voix plaident pour un allongement jusqu'à 48 ans.




 

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