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Vols, malfaçons, mises en scène, humiliations : une famille de "Tous Ensemble" dégoûtée par l'émission

Vols, malfaçons, mises en scène, humiliations : une famille de
Tous Ensemble

L'émission de TF1 est de nouveau pointée du doigt.

Une mère de famille qui avait fait appel à l'émission de TF1 a décidé de livrer toute sa colère après le passage de Marc-Emmanuel et de ses bénévoles dans sa maison. Elle dénonce des pratiques peu glorieuses de la part des équipes de production et de tournage. C'est sur le site Basta que cette dame a exposé son mécontentement. Elle décrit une situation bien loin de l'ambiance chaleureuse et solidaire qui ressort de l'émission.

"Un matin, à 9 heures, les camé­ras ont débarqué", explique-t-elle. "Dans l'après-midi, l'ani­ma­teur de l'émis­sion, Marc-Emma­nuel, sonne à la porte. On vous condi­tionne jusqu'à son arri­vée. Quand il arrive, vous craquez, vous pleu­rez. Tout est fait pour l'au­di­mat. On refait les prises vidéos quatre ou cinq fois, on vous demande de racon­ter encore et encore votre histoire. Ils vous parlent de proches qui sont morts, juste avant de vous mettre devant la caméra, ils vous font pleu­rer."


Sur le chantier : vols et malfaçons en série

Après les travaux, la famille a constaté qu'une partie de ses objets personnels avait disparu. "Quand on regarde l'émis­sion, on voit des gens qui prennent soin des affaires que vous chéris­sez... Mais beau­coup de nos affaires ont disparu ou ont été cassées".

Et ce n'est pas tout. Le couple a également constaté de nombreuses malfaçons. "Dans la salle de bains, les cana­li­sa­tions ont été mal faites, l'eau ne s'écoule pas et remonte dans le lavabo. Quand on tire la chasse d'eau, ça ressort dans la baignoire! Tout était raccordé au même endroit. Un désastre. Mon mari a tout repris", poursuit la jeune femme en colère.

"J'ai aussi refait toutes les pein­tures, car au bout de six mois, elles s'ef­fri­taient partout, ainsi que le carre­lage, car ils ont marché dessus pendant qu'ils le posaient, donc forcé­ment. [...] Nous avons finalement du quitter la maison, à cause des factures d'énergie que nous n'arrivions plus à payer. Nous sommes passés de 800 euros par an d’électricité – sans isolation sous le toit et avec un trou dans le plancher – à 3000 euros par an, avec l’isolation refaite..."


Les enfants privés d'école pendant trois semaines

Outrée, la maman continue son récit, révélant l'envers du décor de l'émission. "Pendant les trois semaines de tournage, on n'a pas le droit de revenir dans le village. même les enfants ne peuvent pas aller à l'école. On nous a envoyés dans un hôtel à 30 km de chez nous. Il n’y avait pas d’école sur place. Mes enfants ont fait l’école buissonnière."


Après l'émission : jalousie et visites impromptues

Une fois rentré dans leur maison "rénovée", la famille dépitée a perdu sa tranquillité. "Après l’émission, des curieux viennent voir la maison, regardent par les fenêtres, sonnent à la porte. Cela leur semble normal : « J’ai participé à l’émission, à la rénovation, j’ai le droit de visiter ». Notre maison est devenue un site touristique ! Au début, on en rit, mais au bout d’un an, on n’en peut plus ! J’ai dû repousser des gens de chez moi en les tirant par le bras. Une fois, en sortant de ma salle de bain, je suis tombée nez-à-nez avec des gens qui m’ont dit : « C’était ouvert alors on est entrés »."

Outre les visiteurs inattendus, le couple et ses enfants se sont sentis rejetés dans leur propre village. "Nous étions traités comme des parias. Tags, jet d’ordures, crottes d’animaux sur les murs, crachats, insultes, javel dans nos fleurs, gerbe mortuaire devant la porte... Même à l’école, ce fut l’angoisse, le mépris ou la violence des profs ou des élèves envers mes enfants. Pourquoi toute cette haine, cette jalousie ? L’émission ne nous a pas offert une maison gratuite : nous avons un crédit sur 30 ans ! Mes enfants ont énormément souffert. L’un d’eux a fait une anorexie mentale."


"Nous ne faisons pas de miracles!"

Contactées par Basta, les équipes de l'émission de défendent. "Nous n'avons aucun légi­ti­mité ni auto­rité dans le domaine de la construc­tion. Les gens imaginent des moyens colos­saux, parce que c'est la télé. Nous ne sommes pas faiseurs de miracles, pour­suit la direc­trice. Et on ne va pas faire un service après vente."

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