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"L'envie urgente de Meghan Markle de quitter l'Angleterre" faisait partie de son destin, révèle une source

© Isopix
 
 

Début juin, l'épouse du prince Harry, s'était exprimée sur la mort de George Floyd et plus largement sur le racisme et les violences policières aux Etats-Unis, dont elle a elle-même été témoin durant sa jeunesse en Californie.

Si elle n'a pas pris la parole plus tôt, c'est qu'elle était "nerveuse" et ne savait pas comment aborder la question, explique l'actrice américaine métisse, visiblement émue, dans une vidéo de six minutes adressée aux jeunes diplômées de son ancien lycée Immaculate Heart à Los Angeles.

"Puis je me suis rendu compte que la seule erreur était de garder le silence, car la vie de George Floyd comptait", déclare la duchesse de Sussex.

La jeune femme de 38 ans a ensuite égrené les noms d'autres victimes noires de brutalités policières ces dernières années. Parmi elles Breonna Taylor, professionnelle de santé de 26 ans tuée à son domicile par la police en mars, ou Tamir Rice, un garçon de 12 ans abattu alors qu'il jouait avec un pistolet en plastique en 2014. 

"Les vies de nombreuses autres personnes, celles dont on connaît les noms, et celles dont on ne connaît pas les noms", comptaient aussi, a-t-elle poursuivi, en référence au mouvement "Black Live Matters" à l'origine des centaines de manifestations qui ont soulevé le pays depuis la mort de George Floyd sous le genou d'un policier blanc.

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Désormais de retour en Californie avec son époux et son fils Archie, après avoir officiellement cessé d'être des "membres actifs" de la famille royale, Meghan Markle s'est remémorée les émeutes de 1992 dans sa ville d'origine, Los Angeles, "déclenchées par un acte de racisme gratuit". En l'occurrence l'acquittement de quatre policiers blancs qui avaient passé à tabac et grièvement blessé l'automobiliste noir Rodney King.

La duchesse de Sussex n'était encore qu'une enfant qui s'apprêtait "à entrer au collège Immaculate Heart". "Et je me souviens du couvre-feu, de m'être précipitée chez moi et d'avoir vu sur le chemin, en voiture, des cendres tomber du ciel, d'avoir senti la fumée et vu la fumée s'échapper des bâtiments", a-t-elle raconté. 

"Et je me souviens m'être arrêtée devant la maison et avoir vu cet arbre, qui avait toujours été là, complètement calciné. Et ces souvenirs ne disparaissent pas", poursuit sobrement Meghan Markle.

Les manifestations et les violences qui s'étaient propagées à San Francisco, Las Vegas, Atlanta et New York avaient fait à l'époque une soixantaine de morts et plus de 2.300 blessés. 

"Black Lives Matter"

Déjà engagée contre le racisme, Meghan Markle veut en faire plus pour lutter contre ce fléau, plus particulièrement le racisme systémique aux Etats-Unis. Consciente de son influence, l'épouse du prince Harry a décidé d'utiliser sa voix pour soutenir le mouvement Black Lives Matter. 

Selon une source proche de Meghan, l'actrice prend conscience que cette cause est une évidence, écrit le Daily Mail.

"Son envie urgente, qui l'a rongée, de quitter l'Angleterre" faisait partie de son destin. "Meghan a dit que son travail en tant que leader est plus important que jamais maintenant". 

L'Américaine se serait entretenue avec Oprah Winfrey et d'autres leaders de la communauté noire pour réfléchir à un moyen d'apporter son aide. "Meghan ressent que sa mission n'est pas seulement d'être simple actrice. Elle a dit qu'elle veut utiliser sa voix pour le changement, et n'a pas exclu une carrière dans la politique", a ajouté cette source. 

"Yeux remplis de larmes"

Née d'une mère afro-américaine, Doria Ragland, et d'un père blanc, Thomas Markle, l'actrice métisse a elle-même été victime de racisme, notamment lorsqu'elle vivait au Royaume-Uni, qu'elle a quitté l'hiver dernier avec le prince Harry.

Un présentateur de la radio britannique BBC Radio 5 live avait ainsi été licencié en 2019 pour avoir accolé une photo de singe à celle du fils du couple royal. Elle a déjà par le passé évoqué les discriminations et vexations subies par ses aïeux, comme son grand-père qui avait dû emprunter la porte réservée "aux gens de couleur" pour commander dans un restaurant du Kentucky, où il n'avait pu s'asseoir pour manger son repas. "Cette histoire me hante encore (...) Ca me rappelle à quel point notre pays est jeune. Tout le chemin parcouru et celui qui reste à faire", avait-elle écrit.

Meghan Markle avait aussi parlé des insultes racistes essuyées par sa propre mère à Los Angeles alors qu'elle se trouvait en voiture avec elle et de "ses yeux remplis de larmes".




 

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