Jérémy, l'un des Belges de Top Chef, travaille avec Carl, un ancien candidat: voici le conseil qu'il lui a donné

Ce soir, c’est le grand retour de Top Chef. Deux Belges participent à cette neuvième saison et il est temps de vous les présenter. Jérémy, l’un de deux candidats qui défendra les couleurs de la Belgique, a répondu aux questions de RTL INFO.

Jérémy Vandernoot a 27 ans, il vient de Mettet, et est second de cuisine à l’Agathopède à Namur. Si le nom de ce restaurant vous évoque quelque chose, c’est normal. C’est là qu’officie Carl Gillain, lui-même ancien candidat de Top Chef. Tous deux se connaissent depuis l’enfance et Jérémy s’apprête donc à marcher sur les traces de son ami: "Ça part d’une taquinerie. Depuis qu’il a fait Top Chef, chaque année, à la Pentecôte, je lui demande un petit autographe et il me le fait avec plaisir. De fil en aiguille, c’est parti en boutade, et me voilà dans Top Chef", nous explique-t-il.  Comme on peut s’en douter, Carl a "coaché" son poulain: "Il m’a mis en garde sur certaines choses à faire et ne pas faire. Il m’a dit de rester moi-même et il sait très bien de quoi je suis capable. Il me connaît presque autant que moi", nous confie-t-il.


"Vendre du rêve au gens"

Jérémy se présente comme un être créatif et plutôt original: "On ne sait pas trop à quoi s’attendre", nous dit-il à propos de lui-même, et on s’attend à ce que cela s’observe aussi dans sa cuisine. Quand on lui demande quelles sont les techniques qu’il maîtrise particulièrement, il ne répond pas. "Je pense que c’est plutôt surprendre les gens le plus important. On est dans un métier où on peut être en haut de l’affiche, et le lendemain, au plus bas. Il faut toujours être au taquet, c’est un défi de toujours se lever le lendemain et se dire, on recommence et on va vendre du rêve aux gens". Il aime tout cuisiner, mais n’affectionne pas particulièrement la pâtisserie.


"Je n'y connaissais rien à la cuisine"

Quand on lui demande ce qui l’a amené à la cuisine, le candidat de Mettet répond très honnêtement: "Je ne vais pas dire que ça m’est venu par dépit, mais à un moment donné, il fallait travailler et j’adorais tout ce qui tournait autour de ça". Il a donc, après s’être un peu égaré au niveau des études, travaillé chez un traiteur. Il a débuté comme commis de cuisine et avait alors tout à apprendre: "J’y ai été à l’audace, j’ai été présenter mon CV en lui disant que je n’y connaissais rien à la cuisine, il m’a dit ok, c’est bon, on te prend et je suis resté 6 mois avec lui avant de commencer l’école hôtelière". 

La voie était alors tracée: après une formation chez Jean-Luc Pigneur à Namur, il a fait ses armes à l’Air du temps, au Château du Mylord, au Sea Grill ou encore chez Bon-Bon, avant de prendre le tablier aux côtés de son ami Carl.


Retour à la proximité

Pour Jérémy, de nos jours, la tendance en cuisine est à un retour à la proximité: "C’est vraiment mettre en avant le producteur et le voisin qui fait les œufs, le lait, le poulet, c’est plutôt vers cette tendance-là que les chefs se tournent". Mais lorsqu'il n’est pas lui-même aux fourneaux, que mange-t-il ? "Je suis content avec un poulet rôti du marché, frites compote, avec des boulettes sauce lapin, une bonne carbonnade, le steak frites salade du dimanche chez les parents… les plats simples. On se fait aussi plaisir de temps en temps en allant manger chez d’autres collègues. Je peux très bien me faire plaisir avec un gastro et avoir autant de plaisir avec une boulette".


Entre cuisine et... foot

Et s’il vous fallait une preuve supplémentaire que les grands cuisiniers ne sont pas forcément contre la junk food: "Les jours de Champions League, on commande des pizzas. Puis le chef vient d’ouvrir une friterie, donc on va régulièrement une frite… C’est assez régulier la malbouffe".

Le dimanche, Jérémy troque son tablier contre des crampons: il joue en Flavion en quatrième provinciale: "On est une bande d’amis, et c’est la première année qu’on est là, et on s’amuse très bien".


Top Chef, c'est tous les lundis à 20h20 sur RTL-TVI
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