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Mohamed, EN LARMES, se confie sur le racisme dont il a été victime pendant son parcours: "En cuisine, j'étais la sous-me***"

 
 

Avant de découvrir s'il était qualifié pour la finale de Top Chef, Mohamed a pris le temps de discuter avec sa cheffe, Hélène Darroze, et de revenir sur son parcours. Le jeune homme a grandi dans un quartier difficile et a dû batailler pour se faire sa place dans les grands restaurants.

"En cuisine, j'étais la sous-merde, quoi. 'Hé Momo, hé l'Arabe, fais le sol'. Quand vous essayez de vous insérer dans la société et on vous fait comprendre que y'a pas de place pour vous, vous avez qu'une seule envie, c'est de retourner dans le quartier et faire encore plus de la merde", raconte-t-il à sa cheffe, très ému.

Mais le cuisinier s'est battu et est parvenu à surmonter ça. "Moi, justement, j'ai envie de démontrer le contraire aux gens, qu'il faut avoir cette force d'esprit-là, de ne pas faire de connerie, de marcher droit et de montrer qu'il y a de la place pour tout le monde".

Il le concède : il a dû "bosser deux fois plus" pour réussir. "Il y a plus eu de gens qui ne croyaient pas en moi que l'inverse. Toujours. Du coup, forcément, quand on vous le rabâche au bout d'un moment vous y croyez que la place est pour les autres et pas pour vous", poursuit-il, submergé par l'émotion. "J'aurai jamais autant chialé de ma vie", reconnait-il d'ailleurs.

"J'ai montré que je ne lâcherais pas le morceau, que j'arriverais au bout des choses et je suis fier de moi", dit-il enfin. Et il peut être fier de son parcours puisque le candidat a été le premier à se qualifier pour la finale de Top Chef en remportant l'épreuve de l'agneau de son comparse Matthias. 




 

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