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"Miraculée": la presse étrangère salue le superbe comeback des Diables Rouges

La Belgique s'est qualifiée in extremis pour les quarts de finale de la Coupe du monde après une victoire 3-2 face au Japon, lundi soir à Rostov-sur-le-Don. Menés 0-2, les Diables Rouges se sont imposés 3-2 après des buts de Vertonghen (69e), Fellaini (74e) et Chadli (90e+4). Une rencontre qui a une nouvelle fois impressionné la presse étrangère, cette fois plus par l'attitude que par le talent des hommes de Roberto Martinez. Les Belges défieront en 1/4 le Brésil, vainqueur du Mexique (2-0).

Les Diables Rouges belges ont longtemps cru que la malédiction des favoris leur était tombée dessus! Mais la Belgique, menée 2-0, est revenue de l'enfer pour renverser au bout des arrêts de jeu le Japon (3-2) et retrouver le Brésil en quarts de finale. Un match qui restera longtemps dans les mémoires des supporters belges mais également neutres. Et la presse étrangère, elle, salue plus l'attitude de nos Diables que leur talent.

La Belgique est "miraculée", d'après le quotidien sportif français L'Equipe. "Dans une Coupe du monde russe décidément imprévisible, la Belgique est passée très proche d'une terrible désillusion ce lundi. Menés 2-0 par le Japon après avoir fait preuve d'une grande naïveté, les Belges se sont remobilisés pour arracher un succès avant même la prolongation (3-2), à l'issue d'une énorme seconde période". L'Equipe salue encore "le coaching parfait de Martinez" et pointe le match compliqué de Lukaku.

Le magazine spécialisé So Foot met également en avant notre naïveté contre le Japon, mais souligne le courage et le coeur de nos Diables. "Il aura fallu qu'elle soit menée de deux buts pour que la machine belgique cesse de ronronner et se mette en branle pour retourner à la dernière seconde un Japon intenable bien que naïf. Les Diables rouges ont tremblé, mais c'est quand ils ont commencé à mettre du cœur à l'ouvrage plutôt que de compter uniquement sur leur talent que les choses se sont décantées".

Pour l'Agence France Presse, les Diables "reviennent de l'enfer", rappelant la "mésaventure" de l'Euro 2016 contre le Pays de Galles. "Ils avaient promis qu'on ne leur referait plus le coup après la mésaventure de l'Euro-2016: deux ans après le traumatisme gallois, et 24 heures seulement après la leçon espagnole, les Belges ont réussi à assumer leur statut de favori face à des Nippons tout proche de réaliser l'exploit après s'être qualifiés pour le 2e tour grâce à la règle du fair-play aux dépens du Sénégal", en ajoutant aussi que nos Belges "ont affiché une fébrilité inquiétante...".

L'Angleterre a aussi analysé cette victoire étriquée: "Cela va devenir un classique de la Coupe du monde, un match intense et chaotique dont on parlera dans les années à venir. En particulier de la dernière action du match, et de cette dernière action... La Belgique est allée d'un bout à l’autre du terrain en un clin d'œil et a marqué", note le Guardian. "Dans un jour où la Belgique a longtemps douté pour faire des choses simples, Martinez est revenu aux fondamentaux pour remonter un déficit de deux buts, essuyer la sueur et voir les siens se qualifier. Si vous êtes gentils, vous félicitez Martinez d'avoir un plan B, même si la presse belge ne le voit pas de cette manière après le match dans lequel les Diables ont été dominés dans les grandes largeurs", indique The Independent.

En Italie, la Gazzetta dello Sport est un peu plus dure avec la Belgique. "Présomptueuse et molle, peut-être déjà lancée vers les quarts de finale avec le Brésil, la Belgique a risqué la plus grande des déceptions contre des fiers Japonais", peut-on lire dans le journal au papier rose qui ajoute les mots "gâchis" et "peur" dans son article. En Espagne et en Allemagne, on évoque le superbe "comeback" d'Eden Hazard et de ses coéquipiers: "La Belgique a réagi à temps...", pour El Pais, "Méga comeback des Belges!", pour le Bild.

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