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Coronavirus: neuf mois minimum sans jouer pour les Diables Rouges, comment gérer ce problème?

Coronavirus: neuf mois minimum sans jouer pour les Diables Rouges, comment gérer ce problème?
© belgaimage
CORONAVIRUS

En raison du coronavirus, les Diables Rouges risquent de devoir attendre septembre, voire carrément le début de 2021, pour se retrouver à nouveau, soit au moins neuf mois après leur dernier rassemblement. Pas idéal en vue de l'Euro de football, désormais prévu en 2021 au bout d'une saison probablement chargée.

Entre le stade Roi Baudouin (Bruxelles), lieu du dernier match de l'équipe nationale le 19 novembre, et le Danemark, lieu du prochain rendez-vous a priori prévu le 5 septembre en Ligue des nations, ce seront près de 300 jours écoulés sans rassemblement pour les hommes de Roberto Martinez.

Une parenthèse presque inédite dans l'histoire de la sélection belge qui a l'habitude de se rassembler en moyenne 5 à 6 fois par an.

Cette fois, la pandémie de Covid-19 a eu progressivement raison de tout le calendrier international du printemps 2020. L'Euro, d'abord, a été reporté à juin 2021 dès la mi-mars pour laisser aux compétitions de clubs la possibilité de terminer leur saison. Puis, successivement, les fenêtres internationales de mars, pour cause de crise sanitaire, puis de juin, là aussi pour libérer des créneaux aux clubs, ont été reportées.

Un calendrier à dessiner

Pour les Diables, l'été risque d'être bien rempli. Nombre d'entre eux sont encore engagés dans de multiples compétitions, entre championnat et coupes d'Europe, autant de trophées que le football mondial compte bien attribuer malgré la crise.

Entre la saison actuelle à finir et la prochaine à débuter, il faudra pourtant trouver le moyen d'organiser des matches internationaux. "J'ai conscience que nous devons protéger les équipes nationales car le football international constitue pour la grande majorité (des fédérations) une question de survie", a en effet insisté il y a quelques jours Gianni Infantino, le patron de la FIFA, instance chapeautant le calendrier international.

Pas question donc, pour le moment, d'annuler les prochaines périodes de rassemblement. Selon plusieurs sources proches des instances, le scénario actuellement à l'étude au sein des autorités du football et apprécié des fédérations comprend le maintien de toutes les périodes internationales de la saison 2020-2021 aux créneaux pré-établis (septembre, octobre, novembre 2020, mars 2021), chacun d'entre eux se voyant densifié avec un match supplémentaire, mais pas rallongé.

Dans cette optique, en septembre 2020, les Diables pourraient donc disputer, entre leurs rencontres face au Danemark et l'Islande en Ligue des nations, un match amical supplémentaire, par exemple contre la Suisse ou le Portugal, que la Belgique devait rencontrer lors du Qatar Airways International Tournament en mars.

Ainsi, étalée sur les quatre trêves internationales, cette reprogrammation permettra de "compenser tous les reports" du printemps, selon une source proche du dossier. D'un point de vue sportif, ce match amical supplémentaire, dont l'intérêt risque d'être moindre, pourra également servir aux sélectionneurs pour tester de nouveaux joueurs, de nouveaux schémas.

Un risque accru de blessures

"Les matches vont s'accumuler, entre compétitions nationales et internationales. Cela pourrait devenir un problème, il faudra savoir s'adapter", pointe le sélectionneur italien Roberto Mancini.

Pour les Azzurri comme pour les Diables en effet, il y a le bon côté - possiblement jusqu'à 12 matches pour se préparer à l'Euro entre septembre et mars -, mais aussi le mauvais: les blessures en cascade que ce calendrier pourrait entraîner (Eden Hazard se remet encore de sa fissure la malléole).

Aussi, le vieillissement des cadres (Kompany, Vertonghen, Vermaelen, etc.) les expose un peu plus aux blessures. Et l'accumulation de matches risque de venir garnir l'infirmerie des Belges...

Cependant, la FIFA s'attend à ce que la grande majorité des matches internationaux prévus pour la deuxième partie de l'année 2020 ne se jouent pas avant 2021. Victor Montagliani, vice-président de l'instance internationale, avance comme principale raison les restrictions de voyages internationaux à cause de la crise du coronavirus.

 

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