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L'évaluation de Martinez après l'élimination belge à l'Euro: "Je ne vois pas d’échec"

L'évaluation de Martinez après l'élimination belge à l'Euro: "Je ne vois pas d’échec"
 
 

En conférence de presse ce jeudi, une semaine après l'élimination de la Belgique par l'Italie en quart de finale de l'Euro, le sélectionneur national Roberto Martinez a livré son évaluation de la situation après avoir écarté toute envie d'ailleurs. "Je pense que ce groupe de joueurs a mis en place des standard (de qualité de jeu, ndlr) incroyables et c’est normal pour nous, la Belgique, de rencontrer ces attentes, d’aller dans un tournoi en voulant aller en finale. On ne le cache pas", a-t-il expliqué. Mais "je ne vois pas d’échec dans le fait qu’on ait raté les demi-finales", a-t-il cependant expliqué.

Un engagement exemplaire

"Là où j'aurais vu échec, et je l’ai dit dès le premier jour où je suis arrivé en équipe nationale, pour moi et dans la vie, ça aurait été de ne pas essayer de gagner. Et quand je regarde cette équipe, elle a essayé de gagner. Avec le recul, l’engagement de chaque joueur a été exceptionnel et je dirais même exemplaire. Voir des joueurs comme Axel Witsel être prêt en avance pour aider l’équipe, voir Kevin De Bruyne se poussant vers l’avant (malgré sa blessure, ndlr) et voulant jouer le quart de finale, voir cette équipe être capable de souffrir en battant le champion d’Europe (le Portugal, ndlr) au passage", prouve cet engagement.

L'Italie était plus fraiche grâce à ses matchs à domicile

"Contre l’Italie, on n’était pas nous-mêmes", reconnait Roberto Martinez. "Et je pense qu’on doit reconnaitre la valeur de l’Italie, qui nous a empêché d’être nous-mêmes", a-t-il ajouté. Mais il y a des explications, ou des circonstances atténuantes, selon lui. "Une des évaluations que je fais est très claire, et je l’ai encore constaté hier : j’ai trouvé que le Danemark a eu du mal à être frais contre l’Angleterre. Et je pense que ce format (de compétition avec certaines équipes dans leur stade et pays et d'autres jamais, ndlr) a placé beaucoup de stress sur certaines équipes nationales et nous sommes l’une d’elles. On a eu 10 vols en 5 matchs, et on a dû affronter une équipe comme l’Italie qui a joué 3 matchs à Rome. Je pense que le niveau d’énergie en a pâtit un peu sur ce match", a-t-il expliqué

Pas bien remis du match éprouvant contre le Portugal

"Je pense qu’on est une meilleure équipe que ce qu’on a montré dans la première mi-temps (face à l'Italie, ndlr)", a-t-il encore déclaré. Mais "on doit encore s’améliorer, et moi personnellement parce que je suis celui qui doit guider nos performances dans ces moments-là. Je sens qu’on a eu une grosse dépense (d’énergie, ndlr) contre le Portugal et on a eu directement coup sur coup un deuxième match très éprouvant. On n’a probablement pas réagi suffisamment bien. Vu les petites marges (d’erreur, ndlr) que vous avez dans la phase à élimination directe, parfois il faut que ces briques aillent dans votre sens et ça n’a pas été le cas. On n’a pas créé suffisamment d’occasions pour gagner le match. L’Italie a été clinique, ils ont saisi leurs chances et les ont converties."

Ne pas oublier le record de matchs sans défaite

"Mais je pense qu’un autre aspect, c’est que ces joueurs ont eu 10 matchs qualificatifs plus 4 matchs avec des victoires de rang, en 90 minutes, et je pense que c’est un record pour le football belge", a-t-il ajouté. "Et c’est probablement pourquoi je vois l’engagement que cette équipe a eu dans ce tournoi. Donc on est bien sûr très déçus parce qu’on n’est pas allé jusqu’en demi-finales, pour nous c’est une grosse grosse déception et c’est en-dessous des standards qu’on a fixés ces 5 dernières années. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne va pas réagir, se réveiller et nous assurer de continuer une série de victoires et continuer d’élever nos standards."


 

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