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Match Belgique-Italie: les Italiens de Belgique ont fait leur choix "on est obligé de supporter nos origines"

"C'est vrai que c'est une guerre, j'arrête pas de la chambrer": le match a déjà commencé chez les supporters
 
 

La communauté italienne est l'une des plus importantes de notre pays. Nombreuses sont familles dont les parents ou grands parents sont des Italiens arrivés en Belgique lors du siècle dernier. 

Romano et Alessandro sont tous les deux nés en Belgique mais dans une famille d'origine italienne et pour eux, impossible de supporter une autre équipe que la Nazionale. "Ca vient de nos parents, de nos arrières grands parents. On est obligés de supporter nos origines. Quand on était petit on regardait les matchs en famille, à la maison. Tout de suite [après une victoire] il fallait aller claxonner" se rappellent-ils ensemble.

Pietro a lui aussi l'Italie qui coule dans les veines et pour lui, tout ça c'est aussi une question de valeurs. "Je pense que ce sont des valeurs que les Italiens ont, très portées sur la famille, sur le respect qu'on a pour les plus anciens."

Pour le directeur du centre d'étude de l'ethnicité et des migrations de l'université de Liège, Marco Martiniello, ce sentiment d'origine est plus présent lors de grands événements. "Ce sont des moments où on va ressortir son italianité" explique t-il en ajoutant que ce sentiment peut être "largement dormant en temps normal".

Pasto et Angel forment un couple Italo-Belge et ils attendent le match de ce soir comme aucun autre. "C'est vrai que c'est une guerre, j'arrête pas de la chambrer" reconnait Pasto en embrayant "vous vous regardez les étoiles dans le ciel, nous on les regarde sur notre maillot". 

Pour Angel, le chambrage continue jusque pendant la nuit. "Même la nuit il me réveille, il me fait des vidéos pour m'énerver un petit peu en disant que l'Italie va gagner". Heureusement pour elle, les clients de la friterie qu'ils gèrent à deux prennent parti pour le plat pays "mes clients sont solidaires avec moi, avec la Belgique. Ils aiment bien taquiner mon mari", c'est de bonne guerre.

Même si ce soir une des deux équipes sera immanquablement éliminée du tournoi, qu'il s'agisse de leur pays d'origine ou de leur pays d'adoption "vendredi on ne peut pas perdre" clôture Marco Martinielli. 

Le vainqueur de ce match sera qualifié pour la demi finale et affrontera la Suisse ou l'Espagne qui s'affrontent aujourd'hui à 18h.


 

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