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Charleroi-Malines définitivement arrêté à cause des fumigènes des supporters carolos: les Zèbres menaient 1-0

La rencontre de la 17e journée de Jupiler Pro League entre Charleroi et Malines a été définitivement arrêtée après 67 minutes de jeu par des jets de fumigènes de supporters carolos alors que les Zèbres menaient 1-0 samedi.

Les supporters carolos ont commencé par perturber le début de rencontre en lançant des balles de tennis et des fumigènes sur le terrain pour protester contre les derniers résultats de leur équipe. Après 14 minutes de jeu, la rencontre a cette fois été interrompue pendant 10 minutes pour des nouveaux jets de fumigènes des supporters carolos. Les supporters du Sporting ont récidivé après 67 minutes en relançant des fumigènes, forçant l'arbitre Jasper Vergoote à mettre un terme définitif à la rencontre, qui devrait déboucher sur une défaite par forfait des Zèbres.


 
 

Après la première interruption de la rencontre, les Carolos ont pourtant dominé la rencontre, se créant plusieurs occasions franches en première période via Ali Gholizadeh (21e) et Jackson Tchatchoua (43e). Les Zèbres ont ensuite pris l'avance en début de seconde période via Nadhir Benbouali (52e). Un but qui n'a pas été célébré par le kop carolo. Les joueurs de Frank Defays, qui a assuré l'interim pour la dernière fois samedi soir, ont poursuivi leur domination mais leurs supporters en ont décidé autrement en provoquant l'arrêt définitif de la rencontre en lançant de nouveau des fumigènes sur la pelouse.

"Les deux premiers arrêts avaient été planifiés par les Ultras. Seulement, à la fin du match, un individu qu’on ne connaît pas, qui a fait une connerie. Les Storm Ultras n’ont rien à voir dans l’histoire", explique Dany Coppens, président du club de supporters "Gate 22".

Mehdi Bayat, administrateur délégué du Sporting de Charleroi, envisage de prendre des mesures fortes, en concertation avec la ville et la police: "Nos Ultras ont attisé la haine toute la semaine sur les réseaux sociaux. Ils ont préparé cette action et on a assisté à des scènes de guérilla avant le début du match. Le plus difficile à vire… où est passé le sens du mot supporter ? Ils sont censés soutenir leur équipe et pousser les joueurs."

Le dialogue semble difficile entre la direction et les supporters. Pour ces derniers, ce sont les choix et la gestion de Medhi Bayat qui posent un problème. Ils ne se sentent pas entendus. "Je supporte le club depuis 1985, et j’aimerais bien le voir gagner un jour quelque chose. Le bilan financier est positif et on n’a rien. On ne voit rien comme spectacle. On s’emmerde quand on regarde un match. Ce n’est pas ce qu’on veut. On veut évoluer, monter et arriver dans les clubs du top 4", ajoute Dany Coppens.

Des incidents qui rappellent ceux du Clasico entre le Standard et Anderlecht le 23 octobre dernier, définitivement arrêté après 63 minutes par des jets de fumigènes de supporters anderlechtois.

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