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Karel Van Eetvelt, nouveau CEO d'Anderlecht, n'a "pas de projet": "Je vais tout analyser, avant de prendre des décisions" (vidéo)

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Karel Van Eetvelt, principalement connu comme ancien responsable de la fédération patronale flamande Unizo, prend les rênes du Sporting d'Anderlecht, un virage inattendu pour ce dirigeant de 53 ans. Notre journaliste Michael Menten l'a rencontré.

Le nouvel homme fort du Sporting est né en 1966 à Bornem, en région anversoise. Diplômé en éducation physique à Louvain, c'est un passionné de cyclisme et un fervent supporter du club bruxellois. "C'est un rêve d'enfant", a-t-il confié à nos journalistes Michael Menten et Benoit Elsen. "Je suis supporter depuis mes 6 ans. J'ai vu un match Lierse-Anderlecht à cet âge-là, et je suis tombé amoureux de ce club".

Avant de prendre la tête de l'Unizo, il a fait ses débuts en politique, au sein du cabinet du ministre-président flamand Gaston Geens, en 1991. Son père Jozef a été pendant 40 ans bourgmestre de Bornem et a siégé durant 20 ans comme député, notamment à la Chambre, sous l'étiquette CVP. Au début de l'année, il semblait cependant prêt à se relancer dans un projet politique, à condition que celui-ci soit "radicalement neuf". C'est donc avec surprise que sa nomination en tant que CEO d'Anderlecht a été accueillie mardi. "Je n'ai pas de projet. Je vais m'informer auprès des gens qui travaillent ici. Je vais faire des analyses. Je commencerai mon job en avril".

"Renforcer le projet Kompany"

Karel Van Eetvelt reçoit les pleins pouvoirs sur la gestion quotidienne du club. Quid du projet Kompany? "J'étais impressionné par ce qu'il m'a dit hier soir. Je veux renforcer ce projet. Qui va prendre les décisions? C'est le staff sportif qui doit prendre les décisions au niveau sportif. Ensuite, au niveau financier, ce sont les propriétaires qui auront leur mot à dire. Jamais je ne trancherai seul. Tout se passera en équipe".

Wouter Vandenhaute sera son conseiller externe. Avec son arrivée, y a-t-il un risque de conflit d'intérêts? "S'il y en a, je serai le premier à changer les choses. Aujourd'hui, je suis serein".

Quid du rôle de Michael Vershueren. Va-t-il être écarté à moyen ou long terme? "Je vais en discuter avec lui. Je l'ai vu 30 minutes. Je veux ce qui m'explique ce qu'il fait. Je veux que les gens qui travaillent ici, bossent sur leurs points forts. Je vais analyser tout ce qui se passe, avant de prendre des décisions".

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