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Le père de Vincent Kompany révèle le salaire vertigineux de son fils à Anderlecht lors de ses débuts

Le père de Vincent Kompany révèle le salaire vertigineux de son fils à Anderlecht lors de ses débuts
©Belga
Vincent Kompany

Lors de la présentation d'un livre qui raconte le destin "incroyable" de Pierre Kompany, du Congo à Ganshoren, le papa de Vincent a évidemment évoqué la place importante qu'occupe le football dans sa vie.

Le parcours atypique de Pierre Kompany, premier député-bourgmestre noir de Belgique, est désormais mis en récit à la première personne, dans un livre rédigé par sa collaboratrice, Isabelle Verlinden et édité par les éditions Luc Pire. Il est question de politique, mais pas uniquement sous l'angle du vécu de M. Kompany à Bruxelles et à Ganshoren.

La première partie de l'ouvrage, s'attarde sur les premières années de la vie de Pierre Kompany, né au Congo dans la Région de Bukavu, fils d'un chef de tribu, dans le district de Kabeya Kamwanga (Kasaï Oriental). Elle fait apparaître l'émergence d'une conscience politique à la suite de l'indépendance de son pays d'origine et les aspirations du monde estudiantin congolais à plus de considération sous le régime naissant du président Mobutu. Pierre Kompany connaîtra la fuite à plusieurs reprises. Une première fois, juste avant l'indépendance, lorsque la tribu des Luba à laquelle sa famille appartient, doit partir au profit d'une autre. Le camion qui transporte les biens de la famille prend feu. Pierre Kompany concède vivre quant à lui ces événements dans une certaine insouciance, grâce à l'esprit protecteur de son entourage familial. A l'université de Lovanium, il fait partie des étudiants qui réfléchissent à jeter les bases d'une association capable d'éveiller chez les étudiants une conscience nationale et un sens élevé des responsabilités. Il prend part à la manifestation pacifiste des étudiants de Kinshasa destinée à améliorer l'ordinaire des ceux d'entre eux qui sont les moins nantis et à protester contre l'évolution de plus en plus totalitaire du pouvoir qui tirera à balles réelles. Il prend la fuite. Deux ans après, il est emprisonné durant treize mois, au terme d'une manifestation en commémoration des victimes de la manifestation de Kinshasa.

Le football est omniprésent

Il arrive en Belgique en 1975, où il vit d'abord de petits boulots, dans la clandestinité. Il reprend ensuite des études d'ingénieur industriel et décroche son diplôme, avant d'empocher une médaille d'or au salon des inventeurs. Dès les premières années de son existence, le football est omniprésent dans la vie du père du Diable Rouge Vincent Kompany, d'abord dans les rues, ensuite lors de matches entre villages. La famille occupe également une large place dans l'ouvrage dont la gestation est venue de l'intérêt que son accession au maïorat de Ganshoren a suscité "jusqu'au Japon et en Mongolie".

Dans cette biographie, Pierre Kompany a également évoqué la carrière professionnelle de son fils Diable Rouge, et il y dévoile par exemple le salaire perçu par Vincent Kompany après la signature de son premier contrat professionnel à Anderlecht.

Le plus gros contrat de l’époque

"L’agent de Vincent, Jacques Lichtenstein, avait négocié cela avec la direction du club, mais je voulais ajuster les conditions  (...) J’ai fixé les limites. En fin de compte, il a obtenu le plus gros contrat de l’époque. Un million d’euros bruts par an. (...)", a-t-il précisé, des propos relayés par nos confrères du quotidien néerlandophone Het Laaste Nieuws. "Sa mère pensait que c’était un salaire inapproprié. Si vous la comparez au salaire annuel moyen d’un Belge, elle avait raison. Mais c’est le monde du football et différentes règles s’y appliquent. Vincent (qui avait 17 ans) n’était pas attiré par l’argent, il voulait jouer", a-t-il conclu.

Lors de la présentation de son livre, le député-bourgmestre de Ganshoren était entouré de plusieurs membres de sa famille au moment de la présentation du livre. Parmi ceux-ci, son fils aîné, Vincent a fait une brève apparition au moment de la session photos.

 

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