Les interdits de stade n'ont jamais été aussi nombreux depuis 13 ans, pourquoi une telle augmentation?

Les interdits de stade n'ont jamais été aussi nombreux depuis 13 ans, pourquoi une telle augmentation?
©BELGA
 

Il n'y a jamais eu autant d'interdits de stade dans notre football depuis 13 ans. 1.398 personnes ont été interdites de stade en 2019. C'est 281 de plus que l'an dernier, soit une augmentation de 20 %. Quasiment autant que le record de 2007 qui en comptait 1.409. Parallèlement à ces interdictions, 459.050€ d'amendes ont été infligées.

Pourquoi le nombre d'interdits de stade augmente-t-il ?

D'abord, ces chiffres sont à relativiser car la Loi Football a été étendue l'an dernier. Des faits qui auparavant menaient à une amende conduisent désormais à une interdiction de stade : jets de gobelets, incitation à la haine ou au racisme... De plus, La loi football concerne désormais les 5 premières divisions, auparavant ce n'était que les 3 premières.

Ensuite, le travail de la police a été plus proactif avec à la clé davantage de procès-verbaux dressés. La tolérance zéro a été appliquée et des rencontres à risque ont été disputées. Par exemple, lors des play-offs 1 qui réunissaient les grands clubs : Bruges, Anderlecht, Standard, Antwerp, Genk et La Gantoise.

De 3 mois à 5 ans d'interdiction, les sanctions varient avec des amendes de 250 € à 5.000 €. Elles tombent au maximum 6 mois après les faits et il existe un recours auprès du tribunal de police.

En 2019, l'incitation à porter des coups et blessures, à la haine ou à l'emportement a été le principal motif d'interdiction de stade appliqué à 519 supporters. Viennent ensuite le non respect des injonctions données par le personnel du stade (346 interdictions), la tentative d'introduction d'objets pyrotechniques dans les stades (341 interdictions) puis les jets d'objets sur le terrain (284 interdictions).

 

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