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Polémique autour de Noa Lang: pourquoi ses propos posent problème (vidéo)

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Les propos de Noa Lang suscitent encore et toujours la polémique. On peut se demander où est la limite entre folklore et antisémitisme lors de l'énoncé de tels propos.

Quand un joueur de 19 ans chante avec les supporters "Plutôt mourir que d'être juif", la plupart d'entre eux ne voient pas d'insultes ni de sous-entendu antisémite. Le Club de Bruges y voit même une tradition folklorique.

Mais pour Jean-Michel De Waele, sociologue du sport à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), il n'en est rien. "C'est l'idée qu'Anderlecht était le club le plus puissant il y a quelques années, le club le plus riche et donc le club juif. Ce n'est pas du folklore quand on joue sur des stéréotypes pareils".

Ces échanges et ces moqueries entre supporters sont fréquents et sont rarement condamnables au regard de la justice. Mais il y a trois ans, une vidéo a fait beaucoup de bruit. Les tribunaux sont été saisis. "On considère là qu'il y a une forme d'incitation à la haine voire éventuellement d'infraction à la loi sur le négationnisme qui va justifier ou approuver le génocide commis par les Allemands contre les Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Donc, c'est là un dossier qui a une issue judiciaire devant les tribunaux", indique Patrick Charlier, porte-parole d'Unia, le Centre pour l'égalité des chances.

La tradition antisémite est un fait dans la société, selon Jean-Michel De Waele. Noa Lang n'a sans doute pas mesuré la portée de ses propos. En revanche, il dénonce la complaisance de la direction du Club de Bruges. "Je suis totalement indigné de ces propos, mais je pense que l'indignation ne suffit pas, la condamnation ne suffit pas. Si on veut que ça change, il faut évidemment faire de la pédagogie, il faut expliquer. La difficulté, c'est... si évidemment la direction de Bruges avalise, alors évidemment, on reste là complètement pantois".

Le Club de Bruges promet de favoriser l'inclusion et la diversité, dans un communiqué publié hier.


 




 

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