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Une opération "Parents Fair Play" mise en place pour les matches des jeunes: "Cela calme tout de suite les esprits" (vidéo)

L'opération "Parents Fair Play" vise à responsabiliser les parents autour des terrains de façon à faire chuter la température lorsque les esprits s'échauffent mais aussi à instaurer, préventivement, un climat positif autour du match. A Woluwe-Saint-Lambert, en Région bruxelloise, nos journalistes Arnaud Gabriel et Xavier Gérard ont assisté à un match de football de jeunes.

Montée sur le terrain comme leurs idoles, applaudissements pour se réchauffer mais aussi pour saluer l'adversaire du jour et poignées de main: la base d'une rencontre dans le fair-play.

Le respect est là. Et ce, même lors d'un derby entre le Léopold et Stockel (Bruxelles).

Benjamin est parent fair-play. Durant la rencontre, il suit bien sur l’évolution du score mais il a une autre mission. "Eviter tout agressivité, ça c'est le principal, que tout se passe bien, que les parents montrent l'exemple", a-t-il confié à nos journalistes.

Cette saison, 1.800 parents de 178 clubs participent à ce projet. Et les résultats sont très positifs. "On se rend compte que quand un club visiteur arrive dans un club fair-play, il sent qu'il y a une atmosphère différente. On voit tout de suite qu'ils ne sont pas là pour faire n'importe quoi et doivent respecter certaines règles, en priorité les règles de fair-play, donc cela calme tout de suite les esprits. Il y a une meilleure ambiance et effectivement il y a moins de cas de violence aux abords des terrains", a indiqué Antoine Rustin, responsable des projets sociaux de l'association des clubs francophones de football (ACFF).

Sur le terrain, ces jeunes ont 10 ans. Après le match, un moment convivial autour du ballon: une séance de penalty est improvisée... dans une atmosphère respectueuse. "Les enfants se mélangent et sont très contents. Aujourd'hui, on a perdu mais cela ne se voit pas. Ils sont quand même contents, ils shootent leur penalty, s'encouragent les uns les autres. C'est ça le football", a expliqué Andrea, entraîneur de jeunes.

Des futurs Diables Rouges peut-être. Aujourd'hui fiers et heureux de pouvoir compter sur leurs premiers supporters: leurs parents.

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