En ce moment
 

Édito: merci pour hier soir, Eden !

Édito: Allez Eden, prouve-nous qu'on a raison d'y croire
 
 

Hier soir, contre Alaves, j'ai passé un bon moment. Pour la première fois depuis un bon bout de temps, j'ai retrouvé périodiquement le joueur belge qui m'a le plus fait aimer le football. Avec l'espoir intime que cela dure.

Hier soir, 21h. Alors qu'à côté de moi, un DJ est en train de faire son émission radio en direct, moi, je m'assieds, seul devant mon PC pour suivre avec impatience et crainte ce match entre Alaves et le Real Madrid. Comme souvent, je le fais par plaisir, parce qu'au fond de moi, je rêve de revoir le vrai Eden Hazard. Il est titulaire, attendu, critiqué. Le cocktail est parfait pour une bonne soirée de football.

Sauf que ça fait longtemps qu'avec Eden, les soirées foot perdent en saveur. Depuis son départ de Chelsea, le seul moment où j'ai vibré, c'était face au PSG. Quand il avait semblé en mesure de faire chavirer le club parisien avant que le sort ne commence à s'acharner. Le voir craquer sous le pied de Meunier me fait d'autant plus mal. J'en profite pour rappeler que cette haine parfois visible sur les réseaux sociaux n'a aucun sens, tant on sait que Meunier apprécie Hazard. Mais soit.

Alors hier soir, je me suis surpris à regarder mon écran avec une forme de suffisance. "Il est pas encore fit, n'en attend pas trop". "Il a joué il y a quelques jours, ça va être difficile". La voix dans ma tête semble plus fataliste que je ne voudrais l'être, mais elle a raison, dans le fond. Eden n'y arrive pas, alors pourquoi y croire ? 21h20. Le Real est devant et Hazard est timide. Trop timide. Je m'impatiente, je me dis que c'est sans doute trop tôt.

21h30. Hazard commence à monter en rythme. Un ralenti le montre tout sourire, le pouce levé, sur un ballon perdu. Au contraire du ballon, l'espoir n'est pas perdu. Alors je me rapproche de l'écran, comme si cela pouvait changer quelque chose. Les effets néfastes, sans doute, d'une absence en tribune. 21h37, ça se précise. Les gestes sont plus fluides, ses occasions plus nettes, le sourire de plus en plus marqué.

Là, je commence à y croire. Ne fais pas tout foirer, Eden, fais nous rêver ! 21h42. Un ballon. Une déviation de l'extérieur comme il adore en faire. En un instant, un flash dans ma tête. "Ah, ça c'est le Eden qu'on connaît". Même la voix dans ma tête jubile de cet accomplissement pourtant minime. Benzema conclut et marque. Hazard passeur, je le vis comme une victoire. Alors qu'il y a quelques années, j'aurais au mieux souri comme tu le fais quand ton pote plante un bête but au fin fond d'Alost. Mais là, le signal est trop beau.

21h46. Je vois Eden partir. Je vois Kroos le regarder. J'anticipe la phase dans tous ses scénarios: là, un trou, sa cheville va tourner. Là, le défenseur, il va le tacler et Eden va se blesser. Le pessimisme est trop présent et à aucun moment, je n'envisage qu'il aille au bout. Le ballon est parfait, avec Kroos, ça ne me surprend pas. Hazard contrôle. En face de lui, Pacheco. "Va au bout mon petit", comme dirait l'autre. Le ballon entre. J'ai ce bonheur au fond de moi qui me fait aimer le football. Un but et un assist en 45 minutes. Avec un maillot blanc immaculé porté par un Belge, on ne peut que rêver. Cela faisait longtemps, Eden !

18 minutes plus tard, il sortira, sans pression, avec le sentiment du devoir accompli. Et moi, devant mon écran, j'ai très envie de lui faire un check et de le remercier pour le retour de l'émotion. Hazard, c'est le joueur que l'on a tous envie d'aimer. Son transfert au Real Madrid, la Belgique du foot l'a célébré comme rarement. Avec son lot d'attentes. Malheureusement, l'aventure n'est pas idéale, mais hier, j'ai retrouvé une partie du sentiment d'euphorie qui me prenait quand je voyais Eden jouer à Chelsea mais, surtout à la Coupe du Monde 2018. Une partie seulement, parce que soyons honnêtes: on est encore très loin de ce qu'il peut nous proposer. Très loin ! 

Quand Eden sourit, les dribbles arrivent. Quand Eden s'amuse, le football gagne. Pour le bien de notre santé mentale, déjà rudement mise à mal par la crise sanitaire, il faut que le corps d'Eden soit pour une fois épargné par les blessures. Pour qu'enfin, cette aventure si prometteuse décolle. Pour que, nous aussi, on puisse esquisser ce fameux sourire devant la facilité d'Eden Hazard. Le Roi des Belges n'est pas à Laeken, il est à Madrid et refait la déco de son trône. Et pour faire rêver ses concitoyens, il faudra être prêt en juin prochain. Pour qu'Eden Hazard fasse à nouveau place à DJ Eden et que la joie soit générale. Vas-y Eden, prouve leur que tu sais le faire. Prouve-nous qu'on a raison d'y croire !

Ce n'était qu'un match. Correct, compte tenu de son niveau. Mais tout est bon à prendre en ce moment. Espérons simplement qu'il confirme !

COVID-19 Belgique : où en est l’épidémie ce dimanche 24 janvier ?


 




 

Vos commentaires