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Foot: les 15 rebelles de la Roja féminine laissées sur la touche

Foot: les 15 rebelles de la Roja féminine laissées sur la touche
Le sélectionneur de l'Espagne Jorge Vilda entourée de ses joueuses, après un match contre l'Allemagne à l'Euro, le 12 juillet 2022 à BrentfordADRIAN DENNIS
 
 

L'entraîneur de la sélection féminine espagnole de football a dévoilé vendredi un groupe entièrement remanié pour la préparation au Mondial-2023 sans les 15 joueuses ayant annoncé qu'elles ne voulaient plus porter le maillot de la Roja tant qu'il serait en poste.

Aucune des 15 internationales concernées ne figure dans la liste retenue par Jorge Vilda pour affronter la Suède le 7 octobre, puis les États-Unis quatre jours plus tard, dans le cadre des matches de préparation au Mondial-2023, organisé conjointement par l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

"Porter le maillot de l'Espagne est le plus grand honneur qui existe", a assuré Vilda en dévoilant les 23 noms. En conflit ouvert avec une partie de ses joueuses, le sélectionneur est soutenu par la Fédération espagnole (RFEF).

Cette liste ne comprend ainsi pas les joueuses du Barça Patri Guijarro, Mapi Leon, Sandra Panos et Aitana Bonmati, celles de Manchester United Ona Batlle et Lucia Garcia, et les deux footballeuses de Manchester City Leila Ouahabi et Laia Aleixandri.

Les cadres de l'équipe Jennifer Hermoso et Irene Paredes, qui ne figuraient pas parmi les 15 joueuses rebelles, mais qui ont apporté leur soutien au mouvement, sont également absentes de la liste.

Selon la Fédération, les 15 joueuses ont expliqué dans un mail que le conflit les opposant à Vilda affectait "leur état émotionnel" et "leur santé" de "manière importante".

- "Ridicule" -

Ces quinze internationales espagnoles avaient annoncé jeudi dernier qu'elles renonçaient à porter le célèbre maillot rouge tant que Vilda serait en poste.

Cette décision a été dénoncée par Jorge Vilda, mais aussi par la Fédération, qui a dit ne pas permettre "que les joueuses remettent en cause la situation du sélectionneur national et de l'encadrement", cette décision n'entrant pas "dans leur champ de compétences".

"Je suis profondément touché, c'est une situation injuste que nous ne méritons pas", a insisté vendredi Vilda devant la presse.

"La plus grande douleur est de voir ce que cela nous a coûté d'arriver jusqu'ici et de constater qu'en raison d'intérêts particuliers, tout ce bazar a été monté", a-t-il dénoncé. "Ce n'est bon pour personne, c'est ridicule à un niveau mondial", a-t-il ajouté.

Lors du dernier rassemblement de la "Roja", en septembre, les trois cadres Irene Paredes, Patri Guijarro et Jenni Hermoso avaient convoqué une conférence de presse et reconnu un "mal-être général" en mettant en cause Vilda, en poste depuis 2015.

Jorge Vilda, qui a succédé à Ignacio Quereda, débarqué sous la pression de joueuses après un Mondial-2015 raté, avait pour sa part déclaré avoir été "blessé par la manière de procéder", affirmant être une personne "qui privilégie le dialogue et qui est toujours disposée à parler".

"Je ne comprends pas ce qu'elle réclament (...) J'aurais aimé qu'elles me parlent avec clarté et je suis certain que nous ne serions pas dans cette situation", a-t-il assuré vendredi, en demandant à pouvoir se concentrer sur son nouveau projet sans les 15 rebelles.

"J'ai la force de créer une nouvelle équipe, une sélection dont nous puissions être tous fiers et qui soit compétitive", a-t-il ajouté.


 

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