En ce moment
 

JO-2020: Sylvain Ripoll veut croire en "de bonnes surprises"

JO-2020: Sylvain Ripoll veut croire en
Le sélectionneur français Sylvain Ripoll, ici lors d'un match de l'Euro avec les Espoirs, le 19 novembre 2019 à Neuchâtel en SuisseFABRICE COFFRINI
 
 

Après avoir eu d'immenses difficultés à construire sa liste, le sélectionneur de l'équipe de France olympique de football Sylvain Ripoll a perçu "beaucoup d'ondes positives" depuis le début de la préparation et assure dans un entretien à l'AFP qu'il sent son groupe capable de créer "de bonnes surprises" lors des JO de Tokyo.

Q: Vous n'avez pas eu les joueurs que vous souhaitiez, certains de ceux qui sont finalement avec vous étaient loin de la sélection... Avez-vous l'impression de partir d'une page blanche ?

R: "Non, quand même pas. Certains étaient moins surveillés que d'autres, c'est vrai, mais ils l'étaient tous, d'une façon ou d'une autre. Timothée Pembélé, Nathanaël Mbuku, Ismaël Doukouré... Même s'ils n'étaient jamais venus avec les Espoirs ou pas programmés pour être là tout de suite, ils avaient du potentiel pour le futur et ce sont des garçons que je regardais. Parfois, des opportunités arrivent plus vite que prévu. Il faut les saisir."

Q: A l'inverse, vous avez avec Gignac, Thauvin et Savanier trois joueurs habitués au très haut niveau...

R: "Quand je leur ai parlé du projet, ils n'ont pas réfléchi cinq secondes. Ils ont été emballés immédiatement et extrêmement contents qu'on pense à eux. Entre mes intuitions préalables et ce que j'ai perçu, ça a donc été très clair. Pour cette liste, certaines choses ont été longues à se dessiner, mais ça, vraiment pas du tout..."

Q: Qu'attendez-vous de Bernardoni et Tousart, qui étaient avec vous dès le début du cycle, lors des qualifications pour l'Euro-2019 ?

R: "Oui, comme Anthony Caci. Ce sont des garçons de grande qualité, avec des personnalités tournées vers les autres, de belles valeurs. Avec tout ce groupe, on va se constituer, créer une équipe. Les joueurs ne se connaissaient pas ou peu, on a eu peu de temps, il y a une grande mixité de profils. Mais la première semaine de travail a donné beaucoup de satisfactions."

Q: Est-ce que tous perçoivent la dimension des JO ?

R: "Ca dépend de l'histoire de chacun, des souvenirs gardés. Mais c'est un rendez-vous sportif planétaire, avec tous les meilleurs. C'est hors-normes, unique, exceptionnel d'avoir la chance de le vivre. Mais le vivre vraiment, c'est aussi avoir beaucoup d'ambition et l'envie de faire des résultats."

Q: A titre personnel, les Jeux, ça vous inspire ?

R: "Complètement. J'ai prié très fort pour être dans le groupe du Japon et donc au village olympique, pour vivre l'évènement au coeur du réacteur. Il y a une envie de partage, de découverte, de connexion avec tous ces champions. Et cette volonté n'est pas incompatible avec l'ambition sportive. Au contraire, j'espère que ça va nous porter de sentir partout le haut niveau, la performance."

Q: Entre les Euro-Espoirs 2019 et 2021 et ces JO, vous enchaînez une troisième grande compétition en deux ans...

R: "Ca veut dire qu'on est sur les rendez-vous où on voulait être. Mais il faut être à la hauteur de ces rendez-vous et c'est vrai qu'il y a eu la déception de l'Euro-Espoirs et de l'élimination contre les Pays-Bas. Il a fallu vite se projeter sur les JO, une compétition qui sera quand même particulière. C'est nouveau pour moi d'arriver avec un groupe d'une telle mixité et de devoir être très performant en 15/20 jours. Mais je le vis super bien depuis le début de la préparation. Il y a beaucoup d'ondes positives, une envie de légèreté face aux contraintes qu'on a vécues et une grande détermination à aller chercher une belle performance. Ca peut laisser augurer de bonnes surprises."

Q: Votre groupe n'est pourtant pas simple...

R: "On a pleinement conscience d'être dans un groupe très relevé. Le Mexique c'est du niveau du Brésil ou de l'Argentine, il suffit de regarder leurs résultats et leur équipe. Le Japon, à domicile, s'est donné les moyens de ses ambitions. Et il y a l'Afrique du Sud. A chaque tournoi olympique il y a une ou deux équipes africaines dans le dernier carré. Le challenge sera difficile, mais on sera +durs+ aussi à jouer pour les autres."

Propos recueillis par Stanislas TOUCHOT


 




 

Vos commentaires