L'entraîneur de Monaco n'a pas "peur" de perdre Thomas Lemar: "La réalité? Liverpool a vendu"

L'entraîneur de Monaco n'a pas

"Vous connaissez la folie du mercato. Il se passe des choses pour lesquelles, même des clubs comme Monaco, ne peuvent pas dire non": Leonardo Jardim peut perdre n'importe quel joueur à chaque fois que s'ouvre un mercato, mais s'en accommode.

Au moment où Monaco retrouve la L1 par un délicat déplacement à Montpellier, samedi pour la 20e journée, c'est surtout le mercato, et en particulier l'avenir de Thomas Lemar, pisté par Arsenal et Liverpool, qui fait parler.

Au coeur d'un marathon de huit matches en 26 jours en janvier, l'international français est au centre d'une cascade d'évènements qui pourraient lui faire prendre la direction de l'Angleterre plus tôt que l'été prochain, comme initialement prévu.

D'abord, parce que Lemar revient en forme. Et les plus grands clubs du monde gardent un oeil sur lui. Ensuite, parce que ces interrogations ne sont que la suite d'un premier épisode, laissé en suspens le 31 août dernier lors de la fermeture du mercato d'été.

A cette époque, le club de la Principauté avait repoussé deux propositions de transfert à 100 millions d'euros en provenance de Liverpool et Arsenal.

Enfin, parce que Coutinho vient de quitter Liverpool pour Barcelone après un nouveau transfert record de 120 millions d'euros (plus 40 de bonus). Et qu'Alexis Sanchez pourrait quitter Arsenal.


"La réalité? Liverpool a vendu"

Aussi, Leonardo Jardim sait qu'il ne pourra rien si les deux clubs relancent. "Chaque club est désormais organisé comme une entreprise, dit Jardim. Si un club offre deux ou trois fois la valeur réelle d'un joueur..." Lucide et réaliste, il se soumet à la loi du business.

"On n'a pas discuté (avec les dirigeants monégasques, ndlr) spécifiquement sur Lemar", explique le Portugais, rappelant que mêmes les puissants "Reds" n'ont pas pu dire non. "Cela s'est passé à Liverpool (avec Coutinho, ndlr)! C'est comme ça", lâche-t-il.

Lui, veut garder Lemar. C'est certain. "La question n'est pas normale, sourit-il. La réponse est claire, vu sa qualité et son importance dans l'effectif. Si je reste ici dix ans, je souhaiterais le voir dix ans ici, parce qu'il est jeune, talentueux. C'est un gamin que j'aime beaucoup."

Mais dans la réalité... "La réalité, c'est que Liverpool est un club qui veut gagner des titres et qui a vendu", coupe-t-il.

Jardim ne stresse pas pour autant. Depuis 2014, il a appris le principe du projet monégasque. Il l'accepte. Ses discussions avec Vadim Vasyliev et le nouveau directeur sportif Michael Emenalo sont régulières. Chacun sait que Monaco doit d'abord être performant sportivement pour vendre cher ses joueurs.


"Les tarifs ont explosé"

Pourtant, après la victoire à Nice mardi soir (2-1 en quarts de finale de Coupe de la Ligue), Jardim avait semblé agacé lorsque la question sur d'éventuels départs lui avait été soumise.

"Ce n'était pas un message, rétorque-t-il. Je n'ai pas besoin d'envoyer de message dans les médias. Je suis proche de la direction. J'ai simplement répondu à quelqu'un qui évoquait les départs de Diakhaby ou encore Ghezzal et Jovetic. J'ai dit qu'il fallait qu'on reste avec des joueurs quand même..."

Car, malgré les aléas quotidiens liés à cette période, tout a déjà été pensé et préparé pour l'hiver. "Notre stratégie, en début de mercato, était de réduire l'effectif de cinq joueurs, sous forme de prêts. On en est à trois, Meïté, Kongolo et Nguinda. Un autre jeune devrait être encore prêté, tout comme le gardien Loïc Badiashile, pour qui il faut trouver un compromis car il doit jouer."

"Après, les choses peuvent changer, reconnaît-il. Ce que l'on dit un jour, peut ne plus être vrai demain. Les tarifs des deux derniers mercatos, cet été et celui qui débute, ont explosé". Le mercato est fou...

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