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L1: Mbappé et Neymar, en mode diesel, réchauffent le PSG contre Nantes

L1: Mbappé et Neymar, en mode diesel, réchauffent le PSG contre Nantes
Neymar (g) et Kylian Mbappe ont marqué les deux buts du PSG (2-0), le 4 décembre 2019, au Parc des Princes, à ParisFRANCK FIFE

Le Paris SG, après plus d'une semaine sans jouer, a eu du mal à retrouver ses jambes mais son duo Kylian Mbappé - Neymar a fini par se réchauffer pour dominer Nantes (2-0), mercredi au Parc des Princes en Ligue 1.

Titularisé pour la première fois de la saison, le duo formé par le Brésilien et le Français a déçu jusqu'au très esthétique but du champion du monde tricolore (52e), marqué sur un lancement de jeu du "Ney", lui aussi buteur sur penalty en fin de match (85e). Suffisant pour assurer une victoire poussive au leader du Championnat, qui reprend cinq points d'avance sur Marseille, son dauphin, après la 16e journée. Mais pas pour le rassurer totalement.

En ce milieu de semaine, trois jours après un match à Monaco reporté à cause des intempéries, le réveil a été difficile pour les hommes de Thomas Tuchel. Longtemps, ceux-ci ont été incapables de franchir le dernier rideau nantais, peinant au moins autant que le thermomètre à franchir la barre de zéro degré.

L'association de Neymar et Mbappé avait pourtant apporté de belles promesses à un Parc des Princes plus clairsemé que d'habitude. Entre la mise à l'écart du Brésilien en fin de mercato, la blessure du Français puis celle de son coéquipier juste après, l'antre parisienne n'avait en effet jamais pu assister à un coup d'envoi en présence des deux stars.

Mais le duo a semblé un peu glacé. Le Brésilien a bien tenté de faire le lien entre les lignes, mais il s'est rarement montré juste lorsqu'il a fallu faire le choix décisif, oubliant par exemple Angel Di Maria en début de match sur une situation très chaude (16e), ratant deux face-à-face avec Alban Lafont (45e, 71e) et voyant son but (41e) annulé après l'utilisation de l'assistance vidéo. C'est finalement sur un penalty, qu'il a dû tirer deux fois avant qu'il soit validé, que l'ancien Barcelonais a trouvé la faille.

- Le spectre du Real -

Le Français, plus tranchant, a paru toutefois bien plus utile dans ses appels en profondeur que dans ses combinaisons avec le "Ney", souvent imprécises.

Heureusement que Di Maria, complètement inhibé par ailleurs, a ressorti du congélateur son extérieur du pied gauche pour lancer Mbappé, buteur d'une habile talonnade, au retour des vestiaires. Sans quoi les supporters n'auraient pas eu beaucoup d'occasions pour réchauffer leurs cordes vocales.

Résumer l'apathie parisienne au duo d'attaque serait toutefois un peu grossir le trait, tant le club de la capitale a connu des difficultés dans la construction, surtout en première période - quatre tirs seulement ! -, en l'absence sur blessure de son milieu italien Marco Verratti.

Etait-ce dû à ces huit jours sans compétition, série inédite cette saison hors trêves internationales ? Au choix de Tuchel de se tenir à son schéma à trois milieux de terrain, laissant sur le banc Mauro Icardi et Edinson Cavani au coup d'envoi ?

Ou peut-être aux doutes nés de la performance décevante des joueurs du PSG à Madrid contre le Real mardi dernier (2-2), un match dont la physionomie fut moins flatteuse que le score final...

La physionomie, mercredi soir, ne fut flatteuse pour personne, sauf peut-être pour le gardien Keylor Navas, encore irréprochable sur une frappe de Ludovic Blas (28e) et une autre d'Imran Louza (59e). Mais pas du tout pour Cavani, coupable d'un incroyable raté à la dernière minute. Symbole d'un match où peu de choses seront à garder.

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