PSG-OM: Neymar risque plusieurs matches de suspension

 
 

Il se dit victime d'insultes racistes mais risque de payer cher son coup de sang à la fin de PSG-OM: la commission de discipline de la Ligue (LFP) pourrait infliger mercredi soir plusieurs matches de suspension à l'attaquant-star Neymar.

Son cas sera examiné à partir de 18H00, en même temps que celui des quatre autres exclus pour leur participation au début de bagarre, deux autres Parisiens (Layvin Kurzawa et Leandro Paredes) et deux Marseillais (Jordan Amavi et Dario Benedetto).

Ils risquent tous plusieurs matches de suspension, jusqu'à sept en cas d'acte de brutalité avéré, pour prix de ces incidents qui avaient éclipsé la première victoire marseillaise en neuf ans sur son rival historique.

"Nous sommes très inquiets de cette décision-là, c'est clair", a reconnu mardi l'entraîneur du PSG Thomas Tuchel, dont l'équipe, très diminuée, affronte Metz (21h00) pendant que les sanctions seront annoncées.

Des échauffourées ont éclaté dans le temps additionnel de PSG-OM après que Paredes a poussé Benedetto dans le dos en réaction à la faute de l'attaquant marseillais subie quelques secondes plus tôt.

Il s'en est suivi des échanges de coups et d'insultes entre Parisiens et Marseillais, que l'arbitre Jérôme Brisard a sanctionnés par cinq expulsions (trois cartons rouges directs, et deux deuxièmes jaunes).

Neymar a été envoyé directement aux vestiaires pour un coup à l'arrière du crâne du défenseur Alvaro Gonzalez.

Après ces incidents, le "Clasico" s'est prolongé autour de la polémique lancée par Neymar, qui a accusé l'Espagnol de l'avoir traité de "singe". Elle a enflé jusqu'au Brésil où le gouvernement s'est dit solidaire de l'attaquant parisien.

- Accusations d'homophobie -

Si les images de télévision permettent d'entendre le Brésilien dire "racismo, no" aux arbitres, aucune autre n'est venue montrer que ces propos racistes avaient bien été tenus, selon le diffuseur Téléfoot.

La commission peut décider de lancer une instruction, qui prendrait plusieurs semaines, alors que le PSG a assuré mardi "visionner d'autres images" qui pourraient aider son joueur, qu'il a soutenu publiquement lundi.

Côté Marseille, l'OM a défendu son défenseur espagnol qui "n'est pas raciste", l'entraîneur André Villas-Boas martelant mardi qu'il "sera derrière son joueur" et qu'il "n'a aucun doute" sur lui.

Autre point de tension, le crachat présumé d'Angel Di Maria à destination d'Alvaro Gonzalez, qui n'a pas été sanctionné durant la rencontre.

Cette action "a fait l'objet d'une recherche par l'assistance vidéo à cette minute-là, et elle n'a pas trouvé d'images qui étayaient ce fait-là", a expliqué lundi à l'AFP Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage (DTA).

Mais de nouvelles images de Téléfoot semblent montrer que l'Argentin a bien craché en direction de l'Espagnol. "En période de Covid-19, cracher c'est très grave", a abondé le milieu marseillais Valentin Rongier.

Mercredi matin, de nouvelles accusations ont visé Neymar, qui aurait lancé une insulte homophobe envers Alvaro Gonzalez d'après des images analysées par des médias espagnols.

- Neymar et Kurzawa s'excusent -

"De nouveaux propos racistes et homophobes dans l'univers du foot. La fréquence de ces comportements haineux de la part des sportifs de haut niveau est inadmissible", a réagi l'association SOS Homophobie dans l'après-midi.

En mars 2018, un début de bagarre entre Marseillais et Lyonnais, cette fois après la victoire de l'OL au Vélodrome (3-2), avait terminé avec trois matches de suspension pour ses protagonistes Adil Rami et Anthony Lopes (dont la sanction a été alourdie à cinq matches en appel).

Neymar a tenté de calmer le jeu sur les réseaux sociaux, en amorçant son mea culpa, tout en maintenant avoir été la cible d'insultes racistes. "Je me suis perdu dans le match et j'ai manqué de sagesse", a-t-il écrit sur Instagram.

Kurzawa, qui a donné des coups à Amavi, lui a emboîté le pas: "Parfois, la soif de défendre nos coéquipiers nous fait déraper, le plus important est d'en avoir conscience, s'excuser", a-t-il dit.




 

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