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Real Madrid et Zidane: un futur en pointillé

Real Madrid et Zidane: un futur en pointillé
L'entraîneur français du Real Madrid, Zinédine Zidane, lors du match de Liga à Bilbao, le 16 mai 2021Ander GILLENEA
 
 

Qu'il finisse champion ou pas avec le Real Madrid, l'avenir de Zinedine Zidane comme entraîneur du club merengue s'écrit désormais en pointillé.

Devancé de deux points par l'Atlético Madrid à une journée de la fin de la Liga, Zidane contemple la perspective d'une première saison vierge de titre sur le banc merengue. Et multiplie les allusions à un possible départ depuis plusieurs semaines.

"Il y a des moments où tu dois partir, pour le bien de tous": ces mots de Zidane, samedi en conférence de presse, ont résonné encore plus fort dimanche soir, après la 37ème journée.

Malgré la victoire contre l'Athletic Bilbao (1-0), le Real Madrid a vu s'amenuiser ses chances d'être sacré, l'Atlético l'emportant dans le même temps contre Osasuna (2-1).

Et même s'il qualifie de "mensonge" l'affirmation de médias espagnols selon lesquels il aurait déjà annoncé son départ à ses joueurs, "Zizou", sous contrat jusqu'en 2022, refuse toujours de se prononcer sur son avenir au Real la saison prochaine.

"Vous pensez peut-être qu'à chaque fois j'abandonne mon poste pour m'ôter toute responsabilité, ou parce que les choses deviennent trop compliquées, quelque chose du genre. Absolument pas. Ce que je fais, je le fais à fond. Après, parfois, il arrive un moment où les choses doivent changer", a glissé l'entraîneur français samedi.

- Habitué des coups de théâtre -

"J'ignore ce qui va se passer. Je ne regarde pas le passé, ni le futur. Le présent, à fond", a insisté Zidane.

"Je savoure chaque moment, chaque jour passé ici. Quand je vois mes joueurs s'entraîner, ça m'émeut. Sincèrement. Je suis un grand chanceux, je le sais. Donc je profite de chaque instant", a assuré "ZZ" samedi, dans une conférence de presse qui avait des accents d'adieux: "Je suis très fier de toute l'équipe, de tous les joueurs. On est en train d'écrire quelque chose ensemble, et chacun, dans ce grand club. Quelque chose qui restera pour toujours".

A maintes reprises, Zidane a répété que cette saison a été son plus gros défi à la tête du Real: une présaison écourtée par la pandémie, une cascade de blessures et des désillusions à foison, en Coupe du Roi, en Supercoupe d'Espagne, en Ligue des champions, et peut-être en championnat.

Habitué des coups de théâtre, Zidane avait pris l'habitude de partir au sommet. En 2006, "Zizou" avait pris sa retraite sur une finale de Coupe du monde perdue contre l'Italie après un "coup de boule" devenu légendaire sur Marco Materazzi.

Le 31 mai 2018, il avait annoncé son départ du Real Madrid cinq jours après le troisième sacre consécutif glané en Ligue des champions, un exploit inédit jusqu'alors.

Cette fois-ci, en cas de départ, le Marseillais pourrait tirer sa révérence sur une saison vierge de titre, une grande première pour le Zidane entraîneur depuis ses débuts en 2014 à la tête du Castilla, la réserve du Real, et en quittant un équipage en besoin criant de renouveau.

- L'alternative Raul -

Pour mieux rebondir ailleurs ? Les rumeurs l'envoient à la Juventus Turin pour retrouver Cristiano Ronaldo... L'avenir à la tête de la Juve d'Andrea Pirlo apparaît de fait très incertain.

Parfois cité comme potentiel candidat au poste de sélectionneur de l'équipe de France, Zidane est aussi encore très loin des Bleus, guidés par l'indéboulonnable Didier Deschamps, sous contrat jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

La presse espagnole, elle, a déjà commencé à trouver un remplaçant à Zidane: son ancien coéquipier Raul, qui fait aujourd'hui des merveilles en tant qu'entraîneur du Castilla, en suivant presque le même itinéraire que son illustre aîné marseillais.

Raul serait "le favori pour occuper le banc si Zidane arrête", selon Marca. "Raul, l'alternative", a titré samedi, en Une, le journal le plus vendu en Espagne.




 

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