Serie A: focus sur le phénomène Sassuolo (vidéo)

Du jeu, des buts et un projet sportif: Sassuolo, c'est le tube de l'automne en Serie A (vidéo)
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Sassuolo, c'est le tube de l'automne en Serie A, avec du jeu, des buts et une deuxième place au classement, récompensant la recette concoctée par Roberto De Zerbi, entraîneur adepte d'un football joyeux.

Pas de star mais un coach aux idées claires (et offensives) dans un club financièrement sain où les joueurs ont le temps de grandir: voilà sans doute pourquoi Sassuolo est régulièrement comparé à l'Atalanta Bergame, l'équipe qui a séduit l'Europe la saison dernière.

"On doit réussir à s'inspirer de ce qui fait de mieux et l'Atalanta est un exemple. Ils savent jouer au football, ils ont une tradition", confirme à l'AFP le directeur sportif de Sassuolo Giovanni Rossi. Tout en revendiquant d'autres sources d'inspiration en Europe dans des clubs aux profils proches, comme Hoffenheim ou Villarreal.

Sassuolo, ville d'Emilie-Romagne (nord) située entre Bologne et Parme, fait partie du paysage de la Serie A depuis 2013, année d'une accession historique avec l'entraîneur Eusebio Di Francesco. L'ultime marche après une progression continue des Noirs et verts, qui n'étaient qu'en quatrième division quand l'entrepreneur italien Giorgio Squinzi, patron du groupe industriel Mapei décédé l'an dernier, en a pris la tête en 2002.

"La continuité paie"

Le nouveau fleuron sportif de la Mapei - connue auparavant pour son équipe cycliste - n'a cessé de grandir, sportivement avec notamment une 6e place synonyme de Ligue Europa en 2016, comme économiquement: Sassuolo est l'un des seuls clubs italiens propriétaire de son stade, situé à Reggio d'Emilie.

La victoire probante à Naples (2-0) et la deuxième place après sept journées en attestent: Sassuolo veut encore faire mieux cette saison.

"C'est un travail sur la durée depuis des années, avec le même entraîneur pour la troisième saison consécutive et avec la très grande majorité des joueurs de l'année dernière. La continuité paie", estime Giovanni Rossi.

Au coeur du projet, il y a Roberto De Zerbi, 41 ans: ex-joueur technique n'ayant jamais réussi à s'imposer en première division devenu un entraîneur adepte d'un jeu offensif et joyeux.

"Je me démène pour m'adapter aux caractéristiques des joueurs et trouver, pour chacun, la position la plus adaptée. La contrepartie, c'est que je suis trois fois plus exigeant", a expliqué cet admirateur de Marcelo Bielsa à La Repubblica.

Les joueurs, eux, s'épanouissent, à l'image du buteur Francesco Caputo, celui qui avait fait de son mieux pour rassurer l'Italie en mars avant le confinement avec son message "Tout ira bien", ou de l'ailier Domenico Berardi, buteur lors des deux derniers matches de l'Italie.

Des jeunes joueurs et des opportunités

Le milieu Manuel Locatelli, devenu lui aussi néo-Azzurro en cette rentrée grâce à ses prestations majuscules à Sassuolo, confirme: "la particularité de Sassuolo, c'est que tu te sens à la maison".

Les progrès constants de l'effectif de De Zerbi - le jeune attaquant Giacomo Raspadori vient lui aussi de s'illustrer avec un doublé mercredi avec les Espoirs italiens - ne passent désormais plus inaperçus.

"On voit que la considération grandit, en Italie et en Europe, c'est plus facile pour chercher des joueurs", confirme Giovanni Rossi. Avec une ligne intangible dans le choix des recrues: "De jeunes joueurs avec des perspectives de développement mais, c'est important, compatibles avec les idées de jeu de l'entraîneur".

Voilà comment l'ex-Marseillais Maxime Lopez a pu débarquer en prêt début octobre: "C'était une opportunité de dernière minute, mais il répond à ces caractéristiques. Il a la possibilité de trouver à Sassuolo davantage de continuité qu'à Marseille", décrit le directeur sportif au sujet du milieu français de 22 ans, buteur contre Naples.

Avant la trêve internationale, Sassuolo a manqué l'occasion de chiper la tête à l'AC Milan, faute de réussir à battre Udinese (0-0). En cas de succès dimanche après-midi sur le terrain du Hellas Vérone, les Neroverdi toucheront cette fois le sommet, au moins pour quelques heures en attendant le match des Rossoneri à Naples.

"Je n'ai aucun problème à afficher mes ambitions, affirme De Zerbi. L'an dernier, on a fini huitièmes, cette saison on veut conquérir l'une des sept places européennes".

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