L'Atlético Madrid éliminé de la Ligue des champions: le rêve brisé du Petit prince de Lisbonne, Joao Felix

L'Atlético Madrid éliminé de la Ligue des champions: le rêve brisé du Petit prince de Lisbonne, Joao Felix
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Le rêve brisé du Petit prince de Lisbonne : malgré un pénalty, la pépite Joao Felix (20 ans), a vu ses espoirs de titre en C1 s'envoler dans le stade où il a passé quatre ans avec Benfica, après la défaite de l'Atlético 2-1 contre Leizig jeudi en quarts.

Valait-il vraiment 126 millions d'euros ? Recrue la plus chère de l'histoire de l'Atlético Madrid l'été dernier, l'attaquant international portugais Joao Felix (5 sél.) a vu s'achever une décevante première saison chez les Colchoneros jeudi soir après l'élimination de l'Atlético en quarts de finale de la Ligue des champions.

Revenu en mission dans la ville qui l'a révélé aux yeux du monde entier sous les couleurs du Benfica Lisbonne (2015-2019), Joao Felix a été fauché dans la surface à la 70e par Lukas Klostermann et a transformé lui-même le pénalty égalisateur pour l'Atlético (71e)... Insuffisant toutefois pour faire durer les espoirs de titre de l'équipe espagnole.

Costume trop grand ? 

Héros de la soirée pendant quelques minutes avant le but de la victoire de Tyler Adams (88e) pour Leizig, Joao Felix a vu son rêve s'écrouler. Et le match du jeune talent portugais Joao Felix a été à l'image de sa saison à l'Atlético: un talent brut dans les pieds, annihilé par des résultats décevants.

Sa première année à Madrid a été perturbée par de nombreuses blessures (entorse à une cheville en octobre, entorse au genou gauche en février, et oedème osseux traumatique à une cheville en juillet), et dégradée par des performances parfois moyennes sur le terrain.

Jeudi soir, il a fini par convaincre l'Espagne qu'il était bien le prodige attendu, et a montré au Portugal qu'il a su faire taire les critiques par son jeu... Même s'il n'a pas encore les épaules assez larges pour mener l'Atlético vers le sacre qui lui manque en Ligue des champions.

A 20 ans, le costume était-il trop grand pour le "Menino de ouro" ("le Garçon en or", en portugais) ? L'héritage du numéro 7 qu'il porte sur son dos, celui de l'emblématique attaquant français Antoine Griezmann, parti au Barça le même été, était-il trop lourd ?

Malgré des débuts difficiles à Madrid, le génie de Joao Felix est indéniable. Le diamant portugais, né à Viseu (sud-est de Porto) et formé dans les équipes jeunes du FC Porto, a offert quelques aperçus de son immense talent balle aux pieds cette saison, comme son doublé magnifique, avec une reprise de volée du gauche et une demi-volée du droit, en amical l'été dernier contre la Juventus de son compatriote et coéquipier en sélection, Cristiano Ronaldo (2-1).

"Passage obligé" 

Ou comme, plus récemment, lors de la "manita" des Colchoneros contre Osasuna, le 17 juin pour son premier match après la pandémie: associé en attaque avec Diego Costa, le duo s'est montré tranchant, et l'Atlético a confirmé son retour en force dans le sillage d'un Joao Felix enfin libéré.

"Il a traversé le passage obligé du footballeur: une grande saison, une blessure, à son retour il n'a pas été au même niveau... Il a véritablement commencé sa saison quand il est revenu contre Villarreal, Séville et Liverpool (fin février - début mars). Il est jeune, et nous avons grand espoir qu'il soit déterminant pour l'équipe", avait alors souhaité son entraîneur Diego Simeone en conférence de presse.

Déjà excellent en 8e de finale de Ligue des champions, lors de l'exploit madrilène contre l'ogre anglais Liverpool, sacré champion en Premier League sept journées avant la fin du championnat avec 23 points d'avance sur son dauphin, la pépite Joao Felix a brillé dans "son jardin", mais pas suffisamment fort pour qualifier l'Atlético.

Malgré son jeune prodige, l'équipe madrilène a fini de rêver: les Colchoneros n'ont rien gagné cette saison (Supercoupe perdue aux tirs aux buts contre le Real Madrid en janvier, éliminé en 16e de finale de la Coupe du Roi contre un club de D3, 3e en Liga loin derrière le Real Madrid et le Barça). Et Diego Simeone devra continuer à attendre pour soulever le trophée européen qui échappe encore et toujours à son palmarès, après deux finales perdues contre le voisin merengue en 2014 et en 2016.




 

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