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La pression augmente encore: le gouvernement anglais tacle les forces de l'ordre françaises après le fiasco du Stade de France

La pression augmente encore: le gouvernement anglais tacle les forces de l'ordre françaises après le fiasco du Stade de France
 
 

Downing Street s'est dit "extrêmement déçu" lundi par le traitement infligé aux supporters anglais de Liverpool samedi lors de la finale de Ligue des champions, repoussés par les forces de l'ordre aux abords du stade parisien où se jouait la rencontre face au Real Madrid.

"Les supporters méritent de savoir ce qui s'est passé", a ajouté le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, exhortant l'UEFA à "travailler étroitement avec les autorités françaises dans une enquête complète" et à en publier les conclusions. "Nous savons que de nombreux supporters de Liverpool se sont rendus à Paris à temps pour soutenir leur équipe", a-t-il ajouté, soulignant que les déclarations de l'UEFA évoquant une arrivée tardive des supporters ne correspond pas à ce qu'ont vécu de nombreuses personnes qui se trouvaient aux abords du stade.

"Nous sommes extrêmement déçus de la manière dont ils ont été traités", a-t-il poursuivi, jugeant les images du Stade de France "profondément troublantes et préoccupantes". Ces déclarations sont intervenues au moment même où se tenait à Paris une conférence de presse sur les incidents de cette soirée, le ministère français de l'Intérieur affirmant que "30.000 à 40.000 supporters anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billet, soit avec des billets falsifiés".

Gérald Darmanin, en réponse, a estimé que "sans les décisions prises par la police et le préfet, il y aurait eu des morts" samedi soir lors de la finale de la Ligue des champions au Stade de France. S'exprimant à l'issue d'une réunion interministérielle programmée pour tirer les leçons du chaos qui a entouré cette finale, le ministre de l'Intérieur a apporté "tout son soutien" au préfet de police Didier Lallement, dont les méthodes de maintien de l'ordre ont fait l'objet de nombreuses critiques.


 

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