Accueil Sport

Le PSG Handball, un nouveau "cycle" avec moins de braquet

Le PSG handball retrouve samedi la Starligue après une trêve internationale riche en annonces et des certitudes sur son effectif la saison prochaine: la présence de son monument Nikola Karabatic mais aucun grand nom pour succéder à la star Mikkel Hansen.

Avec trois prolongations officialisées dont celle de Nikola Karabatic et le recrutement du Nantais David Balaguer, le PSG connaît, sauf surprise, son visage pour le prochain exercice: "On sera bien. A tous les postes, les départs seront compensés. On aura une équipe compétitive", affiche le manager général de la section handball Thierry Omeyer, rencontré par l'AFP.

Une page se tournera au printemps avec le départ de Mikkel Hansen à l'issue de sa dixième et dernière saison parisienne. Au total, une vague de cinq joueurs vont quitter le PSG: Nedim Remili, Benoît Kounkoud, Vincent Gérard, Yann Genty et donc la star danoise.

"C'est la vie d'une équipe et d'un club d'avoir des cycles. Là, des départs vont arriver à la fin de cette saison, ça en fait partie", relativise Thierry Omeyer.

- "Plus d'effectif flamboyant" -

Reste que ce nouveau cycle s'annonce moins brillant que le précédent quand le PSG alignait une équipe de joueurs étant les meilleurs au monde ou presque à chaque poste. "Ce n'est plus la même volonté d'effectif flamboyant", commente pour l'AFP l'ancien sélectionneur de l'équipe de France (1985-2001) Daniel Costantini. La fin du quoi qu'il en coûte à Paris ?

Le départ vers Kielce, malgré "la volonté de les prolonger" reconnaît Omeyer, des deux Parisiens pur jus ou presque Benoît Kounkoud et Nedim Remili peut le faire penser.

"Entre en compte aussi la fiscalité, complètement différente dans certains pays par rapport à la France." Une façon de confirmer que l'heure somptuaire est révolue. En une saison, le budget a fondu d'un million d'euros, passant de 18,8 M EUR à 17,8 M EUR. Il doit suivre la même tendance avec le départ de Hansen, deuxième salaire du club. Même si le manager général ne souhaite pas donner de chiffres.

"Si on se met à la place de l'investisseur qatarien, en ne gagnant pas l'année où Mikkel Hansen et Sander Sagosen (parti en 2020, NDLR) sont en super forme, on peut se dire que ce n'est pas forcément la constellation de stars qui fait une équipe", analyse Daniel Costantini.

Pas de recrutement clinquant l'an prochain donc. Mais l'arrivée, avec Andreas Palicka et Jannick Green, d'une paire de gardiens "reconnus dans le monde du handball", souligne Thierry Omeyer, pour remplacer le duo Gérard-Genty.

"C'est du top niveau. Deux gardiens très différents mais complémentaires et spectaculaires", le rejoint Daniel Costantini.

- Pari de la jeunesse -

Parmi les joueurs de champ qui doivent arriver, la tendance est au bel âge: hormis la valeur sûre espagnole David Balaguer (30 ans) à l'aile droite, le PSG mise sur le jeune Yoann Gibelin (21 ans) pour suppléer poste pour poste Mikkel Hansen et sur le grand espoir hongrois Dominik Mathé (22 ans), au "bras extraordinaire mais tout jeune", selon Costantini pour remplacer Nedim Remili.

Thierry Omeyer revendique cette approche, "mettre des joueurs expérimentés au contact de plus jeunes joueurs". La prolongation de Nikola Karabatic répond aussi à cette logique.

"Il continue d'avoir un niveau de performance exceptionnelle mais il est en plus capable d'apporter cette culture du haut niveau, cette exigence de la victoire à des plus jeunes joueurs", loue le manager général du PSG handball.

"Ca fait un mélange sympa assez sympa sur le papier" reconnaît Daniel Costantini. "Le problème, c'est que pendant que Paris ne se renforce pas vraiment, Kielce et Veszprem eux mettent le paquet. Ca ne va pas faciliter la tâche des Parisiens."

À lire aussi

Sélectionné pour vous