Challenge européen: la malédiction frappe encore Toulon

Challenge européen: la malédiction frappe encore Toulon
Le troisième ligne aile de Toulon, Charles Ollivon (c), lors de la finale du Challenge européen face à Bristol, à Aix-en-Provence, le 16 octobre 2020CHRISTOPHE SIMON
 

A découvrir

 

Jamais deux sans trois. Toulon, finaliste malheureux en 2010 puis en 2012, a perdu la troisième finale de Challenge européen de son histoire en chutant devant les Anglais de Bristol (32-19), vendredi à Aix-en-Provence.

Après les Gallois des Cardiff Blues (28-21) puis les Français de Biarritz (21-18), c'est donc au tour des Bears de priver le RCT de cette étoile européenne, la seule qui manque à leur palmarès.

Pour Bristol, tombeur de l'UBB en demie, c'est du 100%: les Anglais, qui n'avaient jamais fait mieux qu'une demi-finale en 2000, ont décroché leur premier sacre européen dès leur première finale.

Les Wasps, Bath, Northampton et le Leinster restent les quatre seules équipes à avoir réussi le doublé Coupe d'Europe-Challenge européen.

Toulon, trois fois vainqueur de la Champions Cup (2013, 2014, 2015), chute donc une nouvelle fois au terme d'une longue campagne lancée par un succès à Bayonne, le 15 novembre 2019 sous la pluie.

Tour à tour, les Basques mais aussi les London Irish et les Scarlets de Llanelli se sont cassé les dents sur la solide formation mise en place par Patrice Collazo, déjà sacré dans cette compétition en tant que joueur avec Gloucester en 2006.

Ces mêmes Scarlets (11-6) ont été avalés en quarts avant que les Anglais de Leicester ne lâchent (35-19) en demi-finale.

Un long chemin de croix, entamé il y a plus de dix mois donc et un temps stoppé par la pandémie. Après sept victoires en autant de rencontres, les hommes du président Bernard Lemaître semblait intouchables. Le huitième et dernier match, 336 jours plus tard, leur a donc été fatal.

- La patte "Carbo" insuffisante -

Menés 10-0 au bout de trois minutes de jeu, les Varois ont du puiser dans leurs ressources mentales pour revenir dans la rencontre.

Le flanc droit du club de la Rade s'est réveillé au bout de cinq minutes mais le mal était fait: la fusée Semi Radradra est passée par là en offrant le premier essai au demi de mêlée Harry Randall au bout de... 16 secondes à peine.

Porté par sa jeunesse, Louis Carbonel (14 points) et Gabin Villière en tête, le RCT a grapillé, montré les crocs pour infliger un 16-0 à des Bears sans réponse.

Les Toulonnais ont même viré en tête à la pause (16-10), grâce notamment à deux essais logiquement refusés aux Anglais par la vidéo. Deux essais, autant d'avertissement à un RCT qui s'était préparé à ce choc en dominant Montpellier (25-21) en Top 14 la semaine précédente.

Mais ce Bristol-là a de la ressource. Face à la solidité toulonnaise, les Bears de Pat Lam ont fait parler leur maestria. Et laissé leur redoutable ouvreur Calum Sheedy, auteur de 22 points (100% de réussite à 9/9) à lui tout seul, sanctionner l'indiscipline française (10 pénalités concédées).

Samedi, le Racing 92 aura l'occasion de venger Toulon avec la deuxième manche du duel franco-anglais, à Bristol justement, avec la finale de la Coupe d'Europe face à Exeter.




 

Vos commentaires