Coupe d'Europe de rugby: Clermont veut "terminer le boulot" contre le Racing 92

Coupe d'Europe de rugby: Clermont veut
L'entraîneur de Clermont, Franck Azéma, avant le match de Top 14 à Pau, le 15 février 2020GAIZKA IROZ
 
 

"Terminer le boulot". L'entraîneur de Clermont Franck Azéma entend voir le vrai visage de ses joueurs contre le Racing 92, samedi en quart de finale de Coupe d'Europe, après un début de saison chaotique en Top 14.

Q: Comment abordez-vous ce match éliminatoire ?

R: "C'est tôt dans la saison mais c'est excitant. On est heureux de pouvoir jouer ce match, c'est une chance de pouvoir vivre ces sensations-là. Le seul bémol, ce sera l'affluence au stade (5.000 personnes, NDLR) mais sinon, quand tu t'inscris à l'école de rugby quand tu es gamin, que tu t'entraînes dur, quand tu es joueur professionnel, c'est pour jouer des matches comme ça. Je sens beaucoup d'envie et de sérieux dans notre préparation. Ce n'est pas le même groupe de joueurs que la saison dernière mais c'est comme ça. L'histoire de ce club, c'est aussi la Coupe d'Europe et l'ASM n'a jamais lâché cela. Une partie de l'effectif est là, l'autre non mais elle a construit cette qualification. C'est une belle image de transmission et d'héritage. Quelque part, ces joueurs font la passe au groupe de cette saison. Des gars on fait le boulot, il faut le terminer maintenant."

Q: Vous aviez déjà affronté le Racing 92 à ce stade de la compétition, en 2018, et vous aviez perdu.

Q: "Le Racing vient de remporter ses deux premiers matches de championnat. Les Parisiens sont fidèles à ce que l'on a pu voir la saison dernière. Il n'y a que peu de changements dans leur effectif, ils sont en place dans toutes les lignes. En quart de finale, il n'y a pas d'équipe faible. Ils sont à leur place. On se souvient de 2018 mais c'est un autre match, dans un contexte différent. Comme avec les Saracens ou d'autres, on retrouve souvent des équipes qui jouent le haut du tableau européen. Le Racing en fait partie. C'est une équipe régulière à ce niveau-là de la compétition."

Q: La colère que vous aviez affichée après la défaite contre Bayonne est-elle retombée ?

R: "Oui, on ne peut pas rester toute la saison sur ça. Il est important d'être transparent entre nous dans l'analyse de ce match, les joueurs comme le staff. On l'a fait lundi matin. C'est mis de côté et j'espère que nous aurons appris de cette rencontre, que c'était un accident. Il faut se tourner vers ce quart. Je ne vais pas m'appuyer sur le match de Bayonne pour préparer ce match... Ce qui compte c'est ce que nous travaillons depuis trois mois, la précision comme l'investissement. C'est pour cela qu'il y avait de la frustration. Ce n'était pas à l'image de ce que je vois depuis trois mois. Il faut que cela soit exceptionnel. On s'appuie sur nos certitudes, notre physique et notre envie de ne rien lâcher. Même si cela ne s'est pas vu à Bayonne..."

Propos recueillis en conférence de presse




 

Vos commentaires