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JO-2020/Basket: objectif podium pour les Bleus, et plus si affinités

 
 

"On vise clairement la médaille d'or": l'ambition de l'équipe de France de basket, exprimée par le pivot Rudy Gobert, est claire, deux ans après la 3e place à la Coupe du monde, mais la marge d'erreur sera ténue aux Jeux de Tokyo.

Pour commencer, c'est une revanche périlleuse qui attend les Bleus dès dimanche en ouverture du tournoi olympique, puisqu'ils affronteront les Etats-Unis, dont ils ont été les bourreaux (89-79) en quart de finale des Mondiaux, il y a deux ans en Chine.

"Team USA", sans star ni véritable ressort offensif en 2019, est cette fois autrement armé avec notamment Kevin Durant, Damian Lillard et Jayson Tatum. De quoi faire oublier les absences notables de LeBron James et Stephen Curry...

"Les Américains ont une qualité individuelle qui reste inégalée. Si on veut les pousser dans leurs retranchements, il faudra avoir collectivement une justesse de tous les instants. Si cela se réduit à des +match-ups+ (un contre un), on a très peu de chance pour ne pas dire aucune", prévient le sélectionneur Vincent Collet.

"On devra le plus souvent possible leur opposer des situations de surnombre, comme on avait su le faire en 2019. Ce match-là, les Américains vont forcément s'en servir, c'est quelque chose qui nous dessert. On peut surprendre une fois, c'est plus dur de le faire deux fois", poursuit-il.

- Soucis américains -

Si les Français connaissent d'autant mieux leurs adversaires que cinq d'entre-eux (Gobert, Nicolas Batum, Evan Fournier, Timothé Luwawu-Cabarrot, Frank Ntilikina) les affrontent régulièrement en NBA, ils vont vite devoir montrer un autre visage qu'en préparation, soldée par trois défaites. Deux contre l'Espagne, championne du monde en titre, et une contre le Japon, 31e nation mondiale.

En face, "Team USA" a eu son lot de soucis. Deux victoires rassurantes aux dépens de l'Argentine et l'Espagne ont succédé à deux revers inattendus face au Nigeria et à l'Australie, mais c'est surtout l'irruption du Covid dans le groupe qui a fait des dégâts, puisque Bradley Beal a dû déclarer forfait, tout comme l'intérieur Kevin Love, blessé au mollet droit.

Cas contact, l'arrière Zach LaVine n'a rejoint l'équipe au Japon que jeudi. Et si l'entraîneur Gregg Popovich espère le faire jouer dimanche, il devra composer avec une rotation à neuf joueurs puisque Khris Middleton, Jrue Holiday, sacrés champions NBA mardi avec Milwaukee, et Devin Booker, finaliste malheureux, arriveront plus tard.

Outre les USA, certes pas à 100% mais bien en quête d'un quatrième sacre consécutif, la France aura pour autres adversaires la surprenante République Tchèque, issu du tournoi de qualification, et l'Iran.

Une défaite inaugurale ne serait évidemment pas idéale, mais pas non plus préjudiciable pour atteindre les quarts de finale, puisque les deux premiers de chaque groupe et les deux meilleures troisièmes se qualifieront.

- Match-clé tchèque -

C'est pourquoi Collet a insisté sur le caractère crucial de la deuxième rencontre face aux Tchèques. "Il faudra être vraiment au rendez-vous contre eux. Ce sera un match déterminant, car même en cas d'exploit contre "Team USA", il faudrait le confirmer contre les Tchèques. Sinon, cet exploit n'aurait pas beaucoup de valeur."

Et si les Bleus cèdent d'entrée contre les Américains, ils seront en effet dans l'obligation de relancer pour accrocher une deuxième place, qu'ils devront ensuite préserver contre l'Iran.

Un scénario envisageable dans une compétition où ils devraient ensuite croiser la route d'autres rivaux redoutables, tels l'Espagne et l'Argentine, qui les ont privés de finale au Mondial-2019, l'Australie voire la Slovénie du prodige Luka Doncic.

"On sait qu'il y a énormément de talents et de très bonnes équipes, mais je ne vois pas pourquoi on ne viserait pas cette médaille d'or. On ne va pas dans une compétition pour viser le bronze ou l'argent ou pour espérer passer un bon moment", soutient Rudy Gobert.

"On est un groupe qui sur un match peut battre n'importe qui. On va devoir monter en puissance pendant la compétition. Si on fait ça, tout peut arriver", ajoute-t-il.

Plus prudent, Collet estime que la France "prétend au podium". Comme en 2019. Mais plus haut qu'à la troisième place ?


 




 

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