NCAA: Tillie rêve en grand avec Gonzaga

NCAA: Tillie rêve en grand avec Gonzaga
Le jeune intérieur français Killian Tillie à l'issue de la victoire des Bulldogs de Gonzaga face aux Brigham Young Cougars, le 6 mars 2018 à Las VegasEthan Miller

Pour sa première saison dans le Championnat universitaire américain (NCAA) de basket l'an passé, Killian Tillie est passé tout près du sacre avec Gonzaga: il repart cette semaine à la conquête du prestigieux titre, avec des responsabilités accrues.

A 20 ans, Tillie a déjà un beau CV avec notamment un titre de champion d'Europe des moins de 16 ans en 2014, une finale NCAA perdue en 2017 contre North Carolina (71-65) et, depuis la semaine dernière, le trophée de meilleur joueur du Championnat WCC, le championnat régional où évolue Gonzaga.

"Ce qui j'ai vécu l'an dernier, c'était énorme, cela m'a beaucoup apporté, c'est une bonne chose à mettre sur son CV, mais on veut aller plus loin cette année", a prévenu le fils de Laurent Tillie, entraîneur de l'équipe de France de volley-ball, et frère cadet de Kevin, international français de volley-ball, et de Kim, international français de basket-ball.

Remplaçant en début de saison, l'intérieur de 2,09 m est devenu titulaire indiscutable au fil de la saison au sein des Bulldogs.

Il a fini la saison régulière avec des moyennes de 13,4 points (59,3% de réussite), ce qui en fait le deuxième meilleur marqueur de son équipe, et 6 rebonds par match, contre 4,2 points et 3,2 rebonds par match à l'issue de la saison 2017.

Durant le tournoi final du Championnat WCC, ses statistiques se sont encore envolés avec 24 points de moyenne et 78% au tir.

"Ce qu'il a produit cette saison est complétement différent de 2017, c'est normal, il s'est étoffé physiquement, il a un rôle moteur dans l'équipe, mais il doit encore progresser dans la constance de ses performances", a analysé son entraîneur Mark Few.

Après avoir dominé son championnat régional (30 v-4 d), Gonzaga, université établie à Spokane (Etat de Washington, nord-ouest des Etats-Unis), rêve de décrocher son premier titre NCAA le 2 avril prochain.

Mais la "March Madness" (littéralement la folie de mars) peut rapidement tourner au cauchemar avec ses ambiances hostiles et son enchaînement épuisant de matches.

En cas de titre, Killian Tillie rejoindrait Joakim Noah, le seul Français à avoir été sacré en NCAA, avec l'université de Floride en 2006 et 2007.

Il pourrait alors peut-être songer à la NBA, l'objectif dont tous les joueurs universitaires rêvent, même si moins d'1% d'entre eux l'atteindront.

"J'y pense un peu à la NBA, c'est la marche d'après, cela serait super d'y aller, mais je ne me prends pas la tête avec ça, je prends les saisons les unes après les autres", a-t-il conclu, toujours très flegmatique.

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